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Un référendum pour sauver l’industrie française ?

ARTICLE. Dans une tribune publiée dans Le Figaro, vingt personnalités, parmi lesquelles Jacques Sapir, Arnaud Montebourg, Marcel Gauchet ou Natacha Polony, appellent à la protection de l’industrie française par la voie référendaire. Sans omettre d'appuyer là où ça fait mal : sur la question de notre adhésion à l’Union européenne.

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NICOLAS MESSYASZ/SIPA


L’industrie française est un chef-d’œuvre en péril. Bien que la Macronie ne cesse de vanter la réindustrialisation de notre pays, on est bien plus proches de la stagnation que d’un véritable essor. Et encore, si ce constat était valable en 2023, les deux années suivantes, le pays a vu davantage d’usines fermer que de sites ouvrir sur le territoire, avec un solde négatif de 38 sites perdus en 2025. L'inversion de la tendance étant désormais une urgence, tant le PIB et sa croissance dépendent de nos capacités à produire. Dans une tribune publiée sur Le Figaro ce mardi 14 avril, vingt personnalités des mondes intellectuel, économique, politique et industriel s’en inquiètent.

Natacha Polony, Arnaud Montebourg, Yves Bréchet, Marcel Gauchet, ou bien encore des contributeurs réguliers à Front Populaire comme Jacques Sapir ou Nicolas Meilhan prédisent une « saignée (…) inévitable ». Prenant pour exemple le cas éloquent de l’industrie automobile, filière particulièrement touchée par le contexte international et les injonctions bruxelloises, les auteurs notent qu' « en France même, alors qu’une voiture sur deux était fabriquée sur le sol national au début des années 2000, ce n’est plus qu’une sur cinq aujourd’hui. En trente ans, la moitié des usines a fermé. »

Pire encore, le diktat de l’Union européenne, avec sa transition énergétique à marche forcée, sans études d’impact préalables et sa décision — légèrement amendée depuis à la demande des industriels allemands, comme par hasard — de suspendre la vente de véhicule thermiques en 2035 a plongé notre industrie dans l’incertitude. « Accélérer la transition écologique sans maîtriser les technologies, sans structurer les filières » reviendrait à accorder « un immense avantage à la Chine, pour les batteries, panneaux solaires et turbines éoliennes, et aux États-Unis, pour le gaz naturel liquéfié — tout en portant le coup de grâce à...

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