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Ces centaines de millions d’euros dilapidés par l’UE en « consulting »

26/04/2021

ARTICLE. Entre 2016 et 2019, la Commission a dépensé des centaines de millions d’euros dans des contrats passés avec les entreprises du « Big Four » du consulting (PWC, KPMG, Deloitte et EY), afin d’élaborer les réformes structurelles de l’Union européenne. Une somme exorbitante pour des résultats qui n’étaient pas au rendez-vous…

Ces centaines de millions d’euros dilapidés par l’UE en « consulting »

PricewaterhouseCoopers, cabinet britannique d’audit financier estimé à plus de 42 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an ; Deloitte, firme anglo-américaine cotée à plus de 46 milliards annuels ; KPMG, cabinet d’audit et de conseil anglo-néerlandais au chiffre d’affaires de 26,4 milliards ; et Ernst & Young, société britannique estimée à 36,4 milliards de dollars. Voilà le fameux « Big Four » auquel la Commission européenne n’a pas hésité à faire appel pour la conseiller dans son « Programme d’appui à la réforme structurelle » (PARS).

L’UE irrigue des firmes richissimes

C’est en effet ce que révèle le média européen Euractiv, qui a consulté la base de données en ligne qui permet de rechercher les bénéficiaires des fonds provenant du budget de l’UE. Selon lui, c’est un total de 462 millions d’euros qui ont été dépensés entre 2016 et 2019 : 154,84 millions d’euros pour KPGM, 121,32 millions pour EY, 93,77 millions d’euros pour PwC, et 92,28 millions d’euros pour Deloitte.

Un choix qui s’explique, selon un porte-parole de la Commission, par la qualité du travail apporté par ces cabinets, qui fourniraient pour lui « la meilleure expertise mondiale là où elle est le plus nécessaire ». Il ajoute que les contrats ont été attribués à l’issue d’appels d’offres publics afin de déterminer « l’offre la plus adaptée à l’État membre bénéficiaire, de la manière la plus économiquement avantageuse ». Selon Margrethe Vestager, Commissaire européenne à la Concurrence, l’embauche de consultants est nécessaire pour des problèmes complexes relatifs, notamment, aux créances douteuses dans les bilans des banques : il faut « des connaissances assez spécialisées »a-t-elle donc expliqué, « nous ne les avons pas en interne ».

Des millions… mais pour quoi faire ?

La Commission européenne aurait fait appel à ces cabinets du Big...

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