InternationalCouple franco-allemandFPContenu payant

Envers et contre tout, Emmanuel Macron tente de sauver le couple franco-allemand

ARTICLE. Malgré les nombreux signaux envoyés par l’Allemagne, la France persiste à vouloir préserver ce qu’elle est seule à qualifier de couple franco-allemand. Le président cherche toujours à influencer pour promouvoir son projet d’Europe de la défense. En vain ?

armee-defense-couple-franco-allemand-dissuasion-nucleaire
Oliver Berg/DPA/SIPA


Le 22 janvier 1963, deux hommes signaient un traité historique, le traité de l’Élysée, à Brühl. La réconciliation franco-allemande était alors paraphée, et l’Histoire entamait un nouveau chapitre, clôturant celui des deux conflits mondiaux meurtriers qui avaient opposé les deux puissances. Soixante-trois ans plus tard, quel symbole veulent illustrer le chancelier allemand Friedrich Merz et le Président français, Emmanuel Macron, en se retrouvant au même endroit ? Celui de la réconciliation ? Si l’eau a coulé sous les ponts, nos deux pays n’en demeurent pas moins opposés sur de nombreux points (on pourrait dire « intérêts stratégiques »), dont le plus brûlant actuellement : celui de la défense.

Ce vendredi 17 juillet s’est tenu un conseil de défense commun entre les deux États ainsi qu’un conseil des ministres franco-allemand. L’objectif étant de faire « rebondir » la relation entre les deux pays, alors que plusieurs sujets de tensions ont refroidi les liens unissant Paris à Berlin. Au-delà des questions agricoles, l’Allemagne ayant remporté la partie sur le traité du Mercosur, aux dépens de la France et les questions commerciales, Berlin semble de plus en plus encline à faire cavalier seul en matière de défense. Tout en conservant son lien (qu'elle pense) privilégié avec les États-Unis.

En 2026, le budget militaire de l’Allemagne devrait-être près de deux fois plus élevé que celui de la France. Avec plus de 100 milliards d’euros en 2026 consacrés à sa remilitarisation— et 140 l’année suivante —, Friedrich Merz ambitionne de faire de son armée « l’armée conventionnelle la plus puissante d’Europe ». Un rôle jusque-là tenu tant bien que mal par les forces armées françaises. Et une déclaration diversement appréciée par un continent qui, s’il craint le péril russe, conserve tout de même un peu de mémoire historique.


L’Allemagne atlantiste


Et si encore, l’Allemagne coopérait avec ses voisins… Mais l’histoire récente démontre...

Vous aimerez aussi