Une tribune propose aux parlementaires plus de démocratie pour un meilleur contrôle du nucléaire militaire
ARTICLE. Publiée sur le site Le Diplomate, une tribune collective lance un appel à l’Assemblée nationale et au Sénat pour encadrer constitutionnellement l’implication française dans un éventuel conflit l’opposant à des puissances nucléaires.
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À quoi joue Emmanuel Macron avec la dissuasion nucléaire française ? Alors que la nouvelle doctrine nucléaire a été partagée par le président français le 2 mars 2026, des voix s’élèvent. Une vingtaine de personnalités, dont certaines contributrices régulières chez Front Populaire comme Pierre-Yves Rougeyron, Jacques Sapir ou bien encore Georges Renard-Kuzmanovic, ont signé une tribune collective intitulée Pour une restauration du contrôle démocratique sur l’engagement militaire et nucléaire de la France et publiée sur le site Le Diplomate.
Face aux « équilibres européens » qui « se dégradent » et face à un Moyen-Orient qui « s’embrase à nouveau », les rivalités entre grandes puissances « se durcissent », s’inquiètent les auteurs, qui craignent « des scénarios d’affrontement direct ». Pour encadrer ces risques, auxquels pourrait être confrontée la France, ils appellent « l’Assemblée nationale et le Sénat » à ouvrir « un vaste débat national visant à renforcer le contrôle parlementaire et populaire sur toute décision susceptible d’engager la France dans un conflit direct ou indirect avec une puissance dotée de l’arme nucléaire ». L’ombre des tensions entre la France et la Russie, toutes deux puissances nucléaires, plane sur ce texte, même si le pays de Vladimir Poutine n’est pas précisément nommé.
Le 2 mars 2026 à l’Ile Longue (Finistère), Emmanuel Macron a relancé la doctrine française, la faisant évoluer en concept de « dissuasion avancée » visant à défendre les intérêts vitaux de l’Hexagone. Quels sont-ils ? « nous ne les avons jamais énoncés précisément », a précisé le Président, rappelant que « nos lignes rouges ne sont pas lisibles. Elles ne sauraient l’être », mais qu’elles « ne peuvent se confondre avec le seul tracé de nos frontières nationales ». Pour autant, « il n’y aura aucun partage de la décision ultime, ni de sa...
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