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« Membre associé » : la bourde d’Ursula von der Leyen qui embarrasse à la fois l’UE et le Canada

ARTICLE. Un sommet UE-Canada doit être l’occasion de graver dans le marbre la proposition de la Présidente de la Commission de faire du Canada un « membre associé » de l’Union européenne. Mais des États-membres grincent des dents.

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UPI/Newscom/SIPA


Ursula von der Leyen restera certainement dans l’histoire. Notamment pour sa propension à lentement mais sûrement grignoter des pans de souverainetés à des nations bien dociles. Jusqu’à décider, sans en tenir informés les États-membres, d’inviter le Canada à la table de l’Union européenne, en lui proposant en septembre dernier un statut de « membre associé »  Une proposition qui a étonné plus d'un maastrichtien : aucun État n’a jamais obtenu ce statut, lequel n’est d'ailleurs pas défini par les traités. Et Ursula von der Leyen n’a pas la légitimité pour proposer de son propre chef un tel statut au Canada.

C’est ce qui expliquait l’embarras des ambassadeurs au sortir du Parlement de Strasbourg, après le discours (devenu traditionnel) sur l’état de l’Union européenne de la présidente de la Commission européenne le mercredi 16 septembre. C’est là qu’elle avait annoncé à Mark Carney, Premier ministre canadien alors invité à Strasbourg, sa volonté d’œuvrer « à la possibilité pour le Canada de devenir le premier membre associé de l’UE ». Un embarras qui est toujours palpable un mois plus tard, ce jeudi et vendredi 29 et 30 octobre, alors que Montréal accueille le Sommet entre le Canada et l’UE à l’occasion du dixième anniversaire du traité du CETA.

Désormais, les États membres doivent entériner la proposition d’Ursula Von der Leyen dans une déclaration commune. Mais les différents chefs d’État ne s’entendent pas sur le libellé de la déclaration. D’après Politico, ils seraient au moins quatre pays — la France n’en ferait pas partie — à s’opposer à ce titre. À la tête des frondeurs se trouverait l’Allemagne, qui milite pour la suppression totale du terme de « membre associé ». Berlin réserverait cette dénomination à l’Ukraine, afin de la faire patienter dans le processus d’intégration dans l’Union Européenne. Intégration dont il n’est ici pas question avec...

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