« Réaffirmer les principes de laïcité et de neutralité à l’université » : l'inertie du rapport Stasi
CONTRIBUTION / OPINION. La récente commission d'enquête sur les liens entre formations politiques et islamisme a rendu le mois des derniers ses conclusions. Et, dans le cas de la question de la laïcité à l'université, vise à côté.
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/01/SIPA_01206048_000002.jpeg)
L’une des recommandations du rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale « sur les liens existants entre les représentants de mouvements politiques et des organisations et réseaux soutenant l’action terroriste ou propageant l’idéologie islamiste, n° 2235 » (10 décembre 2025) vise à « réaffirmer les principes de laïcité et de neutralité à l’université ». Malgré la reconnaissance de l’entrisme islamiste dans l’enseignement supérieur par le ministère de l’Intérieur en 2025, une fois encore, le paragraphe du rapport Stasi sur l’université sert à justifier l’urgence de ne rien faire :
« Le constat fait en 2003 par le rapport de la commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité dans la République présidé par Bernard Stasi demeure d’actualité : « L’université doit être ouverte sur le monde. Il n’est donc pas question d’empêcher que les étudiants puissent y exprimer leurs convictions religieuses, politiques ou philosophiques » (Assemblée nationale, Rapport n°2235, 2025).
Le rapport Stasi s’est intéressé aux élèves (2003, p. 37) et pas aux étudiants. Les quelques lignes à l’emporte-pièce sur l’université ne nous expliquent pas en quoi une interdiction de port de signes religieux ostensibles empêcherait l’université d’être ouverte sur le monde. Cette concession faite aux opposants à la laïcité permettait sans doute de mieux faire accepter l’interdiction des signes religieux visibles dans les écoles, collèges et lycées.
Le Haut Conseil à l’Intégration (HCI) s’était étonné de ce « statut d’extraterritorialité » (2013, p. 5) donné à l’université. Il avait au contraire préconisé « qu’une mesure législative établisse que dans les salles de cours, lieux et situations d’enseignement et de recherche des établissements publics d’enseignement supérieur, les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse soient interdits » (HCI, 2013, p. 15). Mal lui en a pris, car le rapport a été enterré si profondément que seule une « fuite » dans la presse l’a rendu accessible. Le HCI, emporté dans le...
:max_bytes(300000)/frontpop/2023/03/front-populaire-logo_3.png)
:max_bytes(300000)/frontpop/2023/03/front-populaire-logo_4.png)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/01/revue-presse-onfray-174.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/01/SIPA_00679806_000011.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/01/kamel-bencheikh-boualem-sansal_1.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2025/12/SIPA_01243553_000002.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2025/12/SIPA_01243067_000016.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2025/12/sonia-zadig-les-enfants-perdus-de-la-republique.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2025/11/islam-musulmans.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/01/revue-presse-onfray-173.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/01/MICHEL-ONFRAY-MITTERRAND-2.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2025/12/Meilhan%201225%20v3.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2025/12/REVUE-PRESSE-MICHEL-ONFRAY-172.jpeg)