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Gabriel Attal enterre le rêve français au nom du rêve européen

ARTICLE. Lors de son discours de politique générale ce mardi 30 janvier, le Premier ministre Gabriel Attal a ressorti la vieille rengaine macroniste du rêve européen. Quitte à abandonner au passage le rêve français et à mentir éhontement sur le Brexit.

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Gabriel Attal lors de son discours de politique générale le mardi 30 janvierJEANNE ACCORSINI/SIPA

Le discours de politique générale de Gabriel Attal aurait mis à l’épreuve les nerfs des souverainistes les plus résilients. Prenant la parole ce 30 janvier devant les députés, le Premier ministre a tenu à défendre corps et âme ce qui est peut-être la seule constante en sept ans de Macronie : sa croyance dans le mythe européen. Car si « la France a son rang à tenir, sa voix à faire entendre, sa singularité à imposer. Nous avons une fierté française à maintenir », mais aussi et, imagine-t-on, surtout « une fierté européenne à consolider ».

À vrai dire, tout avait commencé d’une bien étrange manière. « Sous l’égide du Président de la République, l’identité même de cette majorité, de ce gouvernement, est de reconquérir notre souveraineté française et européenne » a expliqué le Premier ministre, avant d’ (oser) expliquer qu' « en 2017, la souveraineté de la France et de l’Europe était pour beaucoup un impensé, pour certains, même, il s’agissait d’un gros mot  ». Mais voilà que la Macronie a « assumé de parler de souveraineté ; plus encore, [elle a} assumé d’en faire la matrice de [son] action ». Quiconque a un peu de mémoire se souvient que le tournant souverainiste (de façade) d’Emmanuel Macron est la conséquence politique de la crise sanitaire de 2020. Sacrément en retard, donc.


Pourfendre le Brexit, quitte à mentir


« Mon cap est clair : c’est celui de la souveraineté et de l’indépendance à l’échelle individuelle, nationale et européenne », a lancé à la volée le chef du gouvernement. Il ne cherchera pas à expliquer ensuite quels sont ses leviers concrets pour agir sur l’échelle européenne. Mais il ne s’est pas privé pour autant de consacrer la fin de son discours à la cause européenne, dans un festival de lieux communs macronistes et de mensonges éculés.

« ...

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