Société

GPA, faux progrès et vraie soumission

Présentée par une certaine gauche comme une avancée décisive pour l’émancipation des individus et l’épanouissement des couples, la gestation pour autrui (GPA) consiste en réalité à exploiter des femmes socialement fragilisées, sans se soucier de leur protection. Ana-Luana Stoicea-Deram montre le caractère inhumain de ce business planétaire estimé à plusieurs milliards de dollars.

/2022/09/17_GPA


Présentée par une certaine gauche comme une avancée décisive pour l’émancipation des individus et l’épanouissement des couples, la gestation pour autrui (GPA) consiste en réalité à exploiter des femmes socialement fragilisées, sans se soucier de leur protection. Ana-Luana Stoicea-Deram montre le caractère inhumain de ce business planétaire estimé à plusieurs milliards de dollars.

Depuis plusieurs années, les discours qui prédominent au sujet de la gestation pour autrui (GPA) la présentent comme un progrès, dont l’avènement serait à la fois inéluctable et souhaitable. Être pour la GPA signifierait être progressiste. Les politiques et les législations qui la rendent possibles et l’encadrent seraient autant de progrès, alors que la critiquer et a fortiori la combattre seraient la marque infamante d’un conservatisme inacceptable. Ainsi, les arguments critiques à son égard sont-ils rejetés d’emblée, sans même être entendus et encore moins écoutés.

Mais cette vision prétendument progressiste cache mal les contre-vérités qui la composent et la minceur du vernis idéologique ultralibéral qui les recouvre se craquelle vite à l’épreuve de la confrontation avec la réalité.

Pour le comprendre, il est nécessaire de définir d’abord cette notion, pour ensuite expliquer pourquoi l’associer avec l’idée de progrès est un non-sens (politique, juridique, social) et montrer les risques qu’elle représente.

Une vente d’enfants

La gestation pour autrui (ou maternité de substitution) est une pratique sociale dans laquelle une femme qui n’a pas de désir d’enfant accepte, à la demande d’autres personnes, de devenir enceinte et de donner la vie à un enfant (ou à plusieurs) afin de le remettre, dès sa naissance, à ces personnes. L’enfant peut être conçu avec le matériel génétique de cette femme, ou non ; celle-ci peut être payée (ce qui arrive dans la très grande majorité des situations) ou non. Les promoteurs de la pratique préfèrent la désigner sous le nom de...