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Confinement : Amazon veut imposer un Black Friday coûte que coûte

09/11/2020

ARTICLE. Le directeur général d'Amazon France a affirmé sur BFM avoir "très envie qu'il y ait un Black Friday sur Amazon" cette année en pleine période de confinement. Tout cela au détriment des petits commerçants et avec l’aval du gouvernement.

Confinement : Amazon veut imposer un Black Friday coûte que coûte

Littéralement le "Vendredi noir", le Black Friday est une journée de soldes proposée par les magasins et centres commerciaux. Cette pratique qui nous vient tout droit des États-Unis s'est développée dans les années 1960 et est fixée au lendemain de Thanksgiving, le 4e jeudi de novembre. En France, cette journée de promotions massives a été importée par Amazon en 2013 et s’est depuis largement développée.

C’est donc tout naturellement le directeur général d’Amazon France; Frédéric Duval, qui a défendu la tenue de cette opération cette année, malgré le confinement et les difficultés que connaissent les petits commerces physiques : "J'ai très envie qu'il y ait un Black Friday sur Amazon à la fin du mois de novembre. C’est un moment où les Français font des économies. C’est un moment où les Français préparent Noël et je ne vois pas pourquoi on priverait les Français de cette fête de promotion".

Mais cette vague de promotions qui prône un modèle de consommation outrancier importé des États-Unis révolte. En 2019, des militants écologistes avaient bloqué un entrepôt d'Amazon à Brétigny (Essonne) et de nombreuses entreprises avaient délibérément boycotté cette grande messe. Cette année, cette fronde semble encore plus légitime au regard de la situation économique des petits commerces physiques. Quatre fédérations de magasins de centre-ville et centres commerciaux ont ainsi demandé au gouvernement de restreindre les ventes en ligne "aux seuls produits de première nécessité" et d'interdire le "Black Friday", dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche. « Les dispositions prises pour juguler le virus ne font qu'accroître la scandaleuse inégalité de traitement préexistante entre les commerçants physiques et les marchands du web, au péril des premiers et au profit exclusif des seconds », déplorent la Confédération des commerçants de France (CDF), la Fédération française des associations de commerçants (FFAC), la Fédération nationale des centres-villes Vitrines...

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