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Faire davantage payer les patients pour les hospitalisations et les urgences : le plan d'austérité du gouvernement pour économiser sur la Sécurité sociale

ARTICLE. Dans sa quête sans fin d’économies (y compris de bouts de chandelles) pour préserver la Sécurité sociale, le gouvernement souhaite augmenter certains forfaits facturés aux patients à l'hôpital. Une mesure austéritaire qui pourrait dégager 400 millions d'euros d'économies, espère-t-il.

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SEBA/SIPA


Comment désengorger les hôpitaux et les services d’urgence de France ? En augmentant le prix pour les patients, pardi ! Certes, l’intention affichée n’est bien entendu pas celle-ci. Pas directement, en tout cas. Mais le gouvernement continue d’augmenter le coût de la santé, après les franchises de médicament, sans s’inquiéter des conséquences de son austérité budgétaire pour les citoyens. En augmentant le prix des forfaits payés par le patient lors de son hospitalisation ou de son passage aux urgences, l’Etat pourrait économiser près de 400 millions d’euros pour la Sécurité sociale.

D’après les informations de l’AFP, le « forfait journalier hospitalier », à savoir la somme laissée à la charge des patients hospitalisés, serait amené à progresser de 20 à 23 euros. La prise en charge dans un service psychiatrique, de 15 à 17 euros. Le tarif d'un passage aux urgences, mais sans hospitalisation, augmenterait de 19,61 à 23 euros. Le forfait patient urgence des personnes vulnérables progresserait de 8,49 à 9,96 euros.

D’après l’Union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie (Unocam), qui représente les complémentaires santé (mutuelles, assurances et organismes paritaires), cette augmentation ne toucherait pas forcément les patients, mais les complémentaires. Dans un avis, l’organisme explique que « cette augmentation de la participation des assurés à l’hôpital sera intégralement prise en charge par les complémentaires santé des assurés dans le cadre des contrats solidaires et responsables ». Mais l’Unocam ne s’engage pas à une stabilité des prix des contrats mutuels. Par ailleurs, l’AFP souligne que 4 % des Français – soit environ 2,5 millions de personnes – n’ont pas de complémentaires et seront directement percutés par cette hausse.


La Sécurité sociale en péril ?


Cette proposition qui pourrait s’appliquer dès le 1er mars s’inscrit dans les pas de l’analyse de la Cour des comptes rendue en mai 2025. Dans un rapport consacré à...

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