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Comment les Allemands cherchent à dynamiter le contrat du siècle entre Naval Group et l’Australie

14/09/2021

ARTICLE. Les jours prochains vont être décisifs pour le contrat de 57 milliards signés entre l’Australie et le géant français de l’armement maritime Naval Group. La presse et l’opposition australienne sont vent debout contre cet accord qui subit des attaques partiellement injustes. La faute à l’Allemagne, et à la Suède qui l’épaule…

Comment les Allemands cherchent à dynamiter le contrat du siècle entre Naval Group et l’Australie


L’ultimatum fixé par le gouvernement australien à Emmanuel Macron le 15 juin arrive bientôt à son terme, comme le détaille Challenges. Le Premier ministre australien Scott Morrison avait exigé des garanties quant à la bonne tenue du programme militaire naval fixé entre Naval Group, poids lourd du secteur de la marine de défense, et l’Australie. Au cœur du problème, la phase du programme « Core Work Scope 2 » (CWS2), qui désigne les travaux de conception de 12 sous-marins de classe Attack, commandés en 2016 pour un montant record de 57 milliards d’euros, somme qui devra être financée milieu septembre. Un manquement à cet objectif pourrait provoquer l’annulation de la commande… Autant dire que pour  le leader européen de la marine de défense, l’enjeu est de taille.

La souveraineté industrielle de la France sacrifiée

Depuis le début de l’année 2021, une série d’articles a dénigré le groupe industriel et mis la pression sur le gouvernement australien. Le 2 juin, un des plus hauts responsables du ministère de la Défense australien, Greg Moriarty, a été auditionné par le Sénat de son pays. Il y a reconnu l’existence de difficultés rencontrées avec la France, tout comme la nécessité de disposer d’un « plan B ». Quelques semaines auparavant, en février, Pierre-Éric Pommellet, le PDG de Naval Group, s’était rendu sur place. Un déplacement jugé tellement capital, qu’en plein confinement l’ancien de Thales avait dû passer une semaine de quarantaine en Australie et en France. Le jeu en valait la chandelle.

Pendant une semaine en Australie, il s’est démené pour convaincre quatre ministres australiens. Face à un gouvernement australien avide de garanties, le Français s’est engagé à dépenser 60 % du contrat en Australie et d’y créer 1 700 emplois, contribuant ainsi à la désastreuse entreprise de perte de souveraineté industrielle...

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