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Guerre en Ukraine : Villepin craint la marginalisation de l’Occident

28/10/2022

ARTICLE. Dominique de Villepin était l’invité d’Apolline de Malherbe ce mercredi 26 octobre sur BFMTV et RMC. Fort de son expérience de diplomate, l’ancien ministre des Affaires étrangères est notamment revenu sur la crise ukrainienne et les conséquences sur le nouvel ordre international qui se dessine.

Guerre en Ukraine : Villepin craint la marginalisation de l’Occident


À quoi ressemblera le monde issu de la guerre en Ukraine ? À quel point l’hégémonie occidentale, héritée de la chute de l’URSS, sera-t-elle compromise ? C’est sous cet angle que l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a choisi d’analyser la crise en cours au micro d’Apolline de Malherbe. D’un conflit qui trouve ses origines dans des problématiques extrêmement localisées, la guerre en Ukraine bouscule les lignes à l’échelle globale.

« Nous sommes dans une nouvelle étape de la guerre en Ukraine »,souligne Villepin. Évoquant les récents bombardements sur les villes ukrainiennes, l’ancien ministre estime qu’ils permettent aux Russes de temporiser « de façon à pouvoir gagner ces précieux mois et continuer de mener la bataille qui est, peut-être, la plus importante pour Vladimir Poutine, qui est celle de l’opinion mondiale. Essayer de rallier le plus grand nombre de pays contre ce qu’il considère être la mainmise et la domination occidentale qui fait souffrir les peuples du monde ».

Les sanctions occidentales

Présent récemment à Washington, lors des réunions du FMI et de la Banque mondiale, Dominique de Villepin rapporte les témoignages des responsables des pays émergents qu’il a rencontrés. Ces derniers lui ont notamment rapporté les difficultés auxquelles leurs pays sont confrontés depuis la mise en place des sanctions « décidées par l’occident sans l’aval de la communauté internationale ». « Ils payent le prix d’un dollar qui ne cesse de monter, ils payent le prix d’une énergie plus chère, ils payent le prix d’une alimentation beaucoup plus difficile à obtenir, donc ces pays sont en première ligne et ils sont une proie facile pour Vladimir Poutine qui a beau jeu d’expliquer que tout cela c’est la faute de l’Europe et des États-Unis ».

En témoigne le vote du 12 octobre dernier sur la résolution de l’ONU condamnant...

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