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L’Allemagne veut la fin du droit de veto au sein de l’UE

08/06/2021

ARTICLE. Lundi 7 juin, le ministre des Affaires étrangères allemand a appelé à la suppression du droit de veto des États membres au sein de l’Union européenne pour que cette dernière ne soit plus « prise en otage » dans ses réformes et ses actions. Un pas de plus vers le supranationalisme, et vers la mort de la souveraineté.

L’Allemagne veut la fin du droit de veto au sein de l’UE

Ils ne s’en cachent même plus : les européistes ne veulent plus être entravés par les États souverains. Fini la stratégie des petits pas qui, peu à peu, a fait que les nations ont délégué une partie de leurs compétences à l’Union européenne. Auparavant, l’Union se faisait malgré les peuples – en témoigne le référendum volé de 2005. Désormais, elle se fera malgré les États eux-mêmes.

Les faits

C’est en tous cas ce que souhaite le ministre des Affaires étrangères allemand Heiko Maas, qui a appelé ce lundi 7 juin, lors d’une conférence de presse à Berlin, à supprimer, purement et simplement, la possibilité de veto des États membres dans l’UE : « Nous ne pouvons plus nous laisser prendre en otage par ceux qui paralysent la politique étrangère européenne avec leurs vetos. Ceux qui le font jouent, à plus ou moins long terme, avec la cohésion de l'Europe. Je le dis donc ouvertement : le veto doit disparaître, même si cela signifie que nous pouvons être mis en minorité. »

Selon lui, cette suppression permettrait de prendre des décisions collectives plus facilement, notamment dans les domaines de fiscalité et de politique étrangère où ce droit de véto existe encore : « Parce que nous avons toujours considéré la solidarité interne et la souveraineté externe comme les deux faces d'une même médaille, nous devons maintenant, après les crises internes, faire de nouveaux progrès dans la capacité d'action de l'Europe en matière de politique étrangère » a-t-il ainsi expliqué.

Cette proposition du ministre allemand intervient alors que certains pays du groupe de Visegrád – surtout la Hongrie et la Pologne – s’opposent à la politique majoritaire de l’Union européenne sur certains sujets. Récemment, la Hongrie a refusé de se joindre à des critiques de la Chine ou à une proposition de...

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