Ukraine : la France bataille seule en faveur de l'industrie européenne de l'armement
ARTICLE. Emmanuel Macron militait pour que les fonds alloués à l’Ukraine servent à acheter du matériel européen. Mais l’Allemagne s’y opposait fermement. Et le reste des États membres suit.
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Après le Mercosur et après les aménagements à l’interdiction de la vente de véhicules thermiques après 2035, la France s’apprête à nouveau à vivre une déconvenue au sein de l’Union européenne. Pourtant, dans un climat qui veut que notre continent s’éloigne de la tutelle impériale des États-Unis, la proposition d’Emmanuel Macron aurait pu faire consensus. Vouloir que les fonds exceptionnels alloués à l’Ukraine pour sa défense servent avant tout l’économie européenne et non celle de l'Amérique trumpienne apparaissait comme logique. Mais la majorité des États membres ne semblent pas de cet avis. De quoi prouver une fois de plus que l’Union européenne se complaît dans sa vassalisation aux États-Unis ?
En décembre 2025, la Commission européenne a acté pour le mois d'avril un prêt de 90 milliards d’euros au bénéfice de l’Ukraine, des fonds destinés à renforcer ses capacités militaires en 2026 et 2027. Il restait à connaître certaines modalités du dispositif. C’est chose faite depuis ce mercredi 14 janvier. Ursula von der Leyen a indiqué que 60 des 90 milliards prêtés par l’Union européenne seraient disponibles en priorité pour acheter des armements européens. Mais « à l’occasion » il sera possible d’acquérir ces armements en dehors de l’Europe, a expliqué la présidente de la Commission. Cette exemption tout en flou artistique serait valable pour les produits non disponibles chez les pays membres de l’Union européen.
En apparence, la France a donc remporté la victoire face à l’Allemagne. Emmanuel Macron estimait que l’intégralité des fonds devait revenir aux industries européennes. Une position qu’il était bien seul à soutenir, seules la Grèce et Chypre — dont l’exercice de la présidence tournante du Conseil de l’UE lui imposait la neutralité — appuyaient favorablement cette proposition. En apparence, car à l’inverse, la plupart des pays concernés voyaient la position pro-Europe de la...
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