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Confession d’un condamné à la radicalisation

17/09/2020

On vit une drôle d’époque n’est-ce pas ? La pandémie aurait de quoi nous faire sourire si nous avions gardé des mœurs légères. Car oui, la culture française pouvait se vanter d’une certaine légèreté de vie. Mais aujourd’hui, les indignations se succèdent, la société change, et moi je ne m’y reconnais pas.

Confession d’un condamné à la radicalisation

On vit une drôle d’époque n’est-ce pas ? La pandémie aurait de quoi nous faire sourire si nous avions gardé des mœurs légères. Cette légèreté dans l’enfermement par la promesse d’un demain léger. Pourquoi pas. Car oui, apparemment, la culture française pouvait se vanter d’une certaine légèreté de vie. C’est Hemingway et Michel Serres qui le disaient, ça doit donc probablement être vrai. Mais aujourd’hui, les indignations se succèdent, la société change, et moi je ne m’y reconnais pas.

Issu d'une famille modérément bourgeoise de l’ouest de la France, j’ai rejoint Paris à mes 17 ans afin de poursuivre mes études supérieures, pour conquérir le monde en somme. Ces premières années furent merveilleuses. J’ai vu les différences de culture entre la province et la capitale que les anti-girondins ne veulent pas voir. Il y avait aussi cette fille, de confession juive, que l’auteur de cette confession d’un autre genre taira le nom, ce que le lecteur capable d’empathie comprendra. Et pour moi, sortir avec une juive du seizième arrondissement c’était quelque chose. C’était quelque chose car elle était d’une famille bien née, et j’ai dit vouloir conquérir le monde. C’était quelque chose, car je ne savais pas ce que c’était la culture juive. D’où je viens, il n’y a pas cette communauté, pas de kippas, et je ne connaissais pas les prénoms et noms qui structurent une partie de leur identité collective. Outre sa beauté, je découvrais donc une autre culture : une culture bien française, certes, mais aussi d’ailleurs. Je découvrais une cuisine, un argot, des rites, des fêtes et référentiels absents de mon imaginaire bien à moi. J’aimais cette ouverture qui me donnait l’impression d’être dans un dynamisme de vie.

J’aimais aussi que Paris soit visitée par autant d’étrangers. C’était en 2015, je suis de nouveau célibataire et...

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