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Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : que de vains mots ?

07/11/2022

OPINION. À travers cette lecture inversée de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, notre abonné critique l’application de ce texte par nos gouvernements, pas avares de doubles standards.

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : que de vains mots ?


Dans tous les établissements scolaires français, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) est fièrement affichée. Elle est ce qui reste de sacré à notre nation, le pilier qui subsiste dans les vestiges de notre spiritualité commune, celui autour duquel nous tâchons de rassembler tous nos enfants, pour peu que nous nous sentions encore Français. J’ai osé la relire tranquillement, depuis la fin jusqu’au début. Et, sans doute parce que je la lisais à l’envers, à chaque article m’est venue une question que notre époque étrange aurait dû m’interdire de poser.

Art. 17. La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

Quand nous avons confié nos santés respectives à la seule intelligence collective, nos doses de rappels étaient-elles l’indemnité en échange de laquelle nous devions renoncer à posséder nos corps ?

Art. 16. Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée n’a point de Constitution.

A-t-on déjà entendu parler d’un maître de la rhétorique vivant capable de nous expliquer les yeux dans les yeux que nos droits à accepter sans nous plaindre toutes les privations et toutes les dépenses faites au nom de notre sécurité, que la séparation des pouvoirs entre quelques individus d’une même bande, montrent bien à quel point notre Constitution est admirable ?

Art. 15. La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Comment ne pas s’enthousiasmer de ce beau pays qui abuse si peu de son droit qu’il tolère même qu’un Laurent Fabius soit nommé président du Conseil constitutionnel afin de veiller à ce que les mesures prises en période de...

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