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Identité nationale et droits de l’homme : droit, individu et identité (partie 3)

03/02/2022

OPINION. Comment le droit a-t-il historiquement cimenté l'identité individuelle et le sentiement d'appartenance nationale ? Dans cette réflexion en quatre parties, Henri Temple s’interroge sur la place de l’identité nationale dans notre monde globalisé.

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Deuxième partie à lire ici

Identité nationale et droits de l’homme : droit, individu et identité (partie 3)


Le Droit a pour finalité d’empêcher le désordre social et la souffrance individuelle. Cela concerne donc aussi la souffrance identitaire et nationale. Le Droit tient compte du réel et donc, à ce titre, du besoin, collectif ou individuel, de nation : c'est l’équilibre intime de la personne, autant que l’édifice national, et même l’architecture de l’humanité qui sont en cause. Le Droit intervient donc pour protéger l’homme, son identité et l’identité de son peuple : ce sont les Droits de l’Homme et des Peuples. Même si les droits des hommes sont connus depuis longtemps, sans pour autant être bien analysés, les ''droits de l’homme'' n’ont été systématisés juridiquement que récemment, de la fin du XVIIIe au XXe siècle.

Pourtant, il a existé, et il existe encore, des systèmes antidémocratiques (et leurs médiocres épigones hexagonaux) qui contestent les droits à l'identité nationale, nient les droits des nations et même les faits nationaux, y compris en France ! Historiquement, cela s'est traduit par l'impérialisme, idéologiquement par l'internationalisme, économiquement par le mondialisme.

De l'impérialisme

L'impérialisme, strictement guerrier et politique, dont Rome fut une des plus grandes illustrations, inspira l'Allemagne, l'Angleterre, l'Autriche, la Chine, ou encore la Russie. L'impérialisme a pour but initial de créer un empire par l'invasion d'un territoire, la destruction, la soumission ou l'association des peuples englobés. L'impérialisme a été le moteur de la course aux colonisations par les nations européennes, que la machine à vapeur décupla aux XIXe siècle. Et de la ruée vers l'ouest américain. On observe que les génocides, summum de haine, ont rarement eu des motivations nationalistes mais plutôt impérialistes, coloniales ou post coloniales, motivées par : l’ethnie (Tziganes, Tutsis), la classe sociale (génocides par les communistes), la conquête coloniale (Guanches, Amérindiens, Héréros de Namibie), la religion (Juifs, Arméniens ; sans oublier des guerres intra-européennes, quasi génocides religieux : Occitanie, Écosse, Irlande, Vendée...).

La théorie...

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