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Enseignants, chair à canon de la République française ?

30/09/2022

OPINION. Une enseignante poignardée à Caen, une CPE agressée à Fougères (35) par une mère d’élève, une autre rouée de coups par ses élèves à Toulouse… Depuis la rentrée, les violences envers le corps enseignant se multiplient.

Enseignants, chair à canon de la République française ?


Michel Onfray a évoqué, dans sa revue de presse n°2, l’agression au couteau d’une enseignante du lycée de Caen quelques jours après la rentrée. Attaquée à la gorge, elle ne doit sa survie qu’à une élève qui lui a fait un point de compression pour éviter l’hémorragie. Nous savons que dans nos enceintes scolaires, les professeurs se font insulter, menacer, agresser voire assassiner. Et bien sûr, le point culminant de cette violence fut le crime barbare dont a été victime Samuel Paty, décapité à l’arme blanche à la sortie de son collège. Une victime également de la lâcheté du système et de l’irresponsabilité d’hommes politiques. Et que dire de l’affaire Didier Lemaire à Trappe, professeur de philosophie obligé de démissionner parce qu’abandonné par les politiciens et l’Éducation nationale.

Je suis prof depuis une trentaine d’années dans un collège de campagne de 800 élèves et je vois bien que notre autorité est très fragilisée et que l’on marche sur des œufs dès que l’on aborde certains thèmes et que l’exigence professorale doit toujours être tempérée par de « la bienveillance pour assurer le bien-être des élèves et des familles », comme on nous le fait comprendre. Le savoir passe au second plan, le prof agit souvent en assistante sociale et en tolérance excessive face à des comportements répréhensibles. Car ce métier, noble métier, se focalise sur les conditions mentales et de vie sociale de l’élève ; apprendre n’est plus le principal objectif. On a bien vu, pendant la période du Covid, que les écoles ont été rouvertes par souci d’envoyer les parents travailler et que nous devions garder leurs enfants pour la plupart traumatisés, incapables de suivre un cours normalement. L’Éducation nationale, vaste garderie, perméable au racialisme, au wokisme, à l’écologisme, au néoféminisme, à la théorie du genre, au capitalisme...

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