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Guadeloupe, Nouvelle-Calédonie… L’autonomie, perversion des institutions ?

16/12/2021

OPINION. Ces derniers mois a ressurgi la question de l’autonomie de certains territoires rattachés à la France. Une boîte de Pandore à ne pas ouvrir, selon notre lecteur, qui lui préfère une meilleure application du principe de subsidiarité.

Guadeloupe, Nouvelle-Calédonie… L’autonomie, perversion des institutions ?


Suite aux incidents provoqués par des agitateurs professionnels en Guadeloupe sous prétexte de refus de vaccination anti-covid, le gouvernement a proposé plus d’autonomie pour cette île où les indépendantistes, comme en Nouvelle-Calédonie, ont autant une motivation discutable qu’une exacerbation de revendications légitimes par une puissance étrangère. Commençons par ce qui fâche pour éliminer ces sujets avant de passer à une analyse du système.

L’autonomie n’est pas la solution des faux problèmes

La Guadeloupe c’est un déficit de potentiel économique par rapport à la taille de la population et des pratiques de gestion qui ne seraient pas acceptées en métropole. Pour l’avoir constaté sur place, la gestion de la distribution de l’eau dont on parle maintenant, alors que le problème dure depuis des lustres, relève autant de pratiques « douteuses » de la part des compagnies (une seule suffirait pour cette île d’à peine 400 000 habitants) qui en sont chargées que de l’État dont les représentants ou les élus n’ont rien voulu voir jusqu’à ce jour.

En clair, l’attribution de l’autonomie ne doit pas être un renoncement de l’État à faire respecter les lois au profit de l’intérêt général en même temps qu’un « open bar » pour des comportements locaux quasi mafieux. L’opportunisme coupable et le « pas de vague », la compromission au lieu du compromis ont leurs limites ; c’est valable ailleurs en France aussi. Parfois la revendication autonomiste se nourrit d’arguments inavouables tels que le « toujours plus » en matière d’assistanat ou un racisme contre le « colonisateur », dans ces cas le problème politique n’est pas au niveau de la structuration des institutions.

L’évocation par le ministre Sébastien Lecornu de l’autonomie pour la Guadeloupe fait écho à une frange radicale d’une minorité… donc la validité de l’idée est toute relative et en conséquence hasardeuse...

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