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Le choix gaullien, seule porte de sortie de la crise

CONTRIBUTION / OPINION. En refusant obstinément toute dissolution au motif du risque d’une cohabitation avec le RN, le président n’a d’autre choix que le référendum, puisque seul un retour au peuple souverain peut sortir la France de la crise. En y ajoutant un peu de panache.

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Emmanuel Macron a parlé, deux fois, et pendant plus de quarante-cinq minutes en cumulé. Il s’est exprimé dans la presse écrite également, en longueur. Mais il n’a toujours rien dit d’important. Les Français attendaient sa parole, la parole d’un rassembleur, mais ils n’eurent droit qu’à celle du cliveur qu’il a toujours été : il a reconnu que la réforme n’avait pas été acceptée par les Français, mais en même temps, il s’en fiche, puisque lui la veut. Ce qu’il nous montre, quand on la compare avec la réforme précédente d’Édouard Philippe, à peu près antithétique de celle d’Élisabeth Borne, c’est qu’il se fiche également du type de réforme qu’il souhaite mettre en place. L’important pour lui est qu’il puisse se dire : j’ai réformé les pensions.

Il prétend devant les Français faire acte de contrition, mais en même temps, il va deux jours de suite en province pour les provoquer et les narguer. Les affronter : à défaut de sens politique, il ne manque pas de bravitude à l’abri derrière son parapluie de Kevlar ! Macron aime à ressusciter des mots désuets, tels que « perlimpinpin » ou « croquignolesque ». Il vient d’en ressusciter un autre, presque à l’insu de son plein gré, oublié depuis la révolution de Juillet : les casserolades !

La lucidité du soir de sa réélection a fait long feu. Alors qu’il avait compris qu’il avait été reconduit par défaut, plus pour défaire sa concurrente que pour lui-même, il répète à l’envi qu’il a été réélu, qu’il a été voulu par les Français. Qu’il met en œuvre ce qu’il a promis pendant sa campagne, sans réaliser, apparemment, qu’il est le seul à avoir vu une « campagne » dans le catalogue à la Prévert qu’il récita lors de deux faméliques meetings de campagne et sans débat. Et lors du « duel » de l’entre-deux tours, tout ce qu’il a...

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