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Nation, justice sociale et participation gaullienne

CONTRIBUTION / OPINION. Idée mal connue, et encore moins comprise, de la pensée politique du général de Gaulle, la participation n'en constitue pas moins un volet incontournable. Gros plan sur une troisième voie socialerefusant à la fois le capitalisme spoliateur et le collectivisme tyrannique.

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© AP/SIPA


L’ex-président de la Fondation Charles de Gaulle, Jacques Godfrain, a publié récemment ici même un article dans lequel il évoquait la Participation qui est un volet essentiel et mal connu du projet gaullien : « Alors, ayant mis en mouvement, grâce à la région, les forces vives du pays, nous ferons le référendum sur la participation qui changera, en profondeur, la société française. Ou bien les Français ne veulent plus de moi, ni des réformes. Alors je montrerai que je ne suis pas le conservateur des privilèges anciens, le protecteur de ceux qui ont peur. Je m’en irai » (cité par François Kersaudy ; Le monde selon De Gaulle ; page 51). Notons qu’il s’agissait de transformer la France « en profondeur », ce que Pompidou commenta en disant : « Le Vieux est tombé sur la tête ! »


Histoire d’une idée : la Participation


Selon Roland Hureaux, le Général connaissait les écrits de René de La Tour du Pin lequel avait préconisé une association organique entre capital et travail. Il est possible qu’il ait trouvé dans ces écrits l’idée de la « Participation » mais l’historien Jean-Paul Cointet, auteur d’un article consacré au livre La politique sociale du général de Gaulle de Robert Vandenbussche, a noté une profonde différence entre la pensée des « catholiques sociaux » et celle du Général : « C’est sans doute à ce propos qu’on mesure ce qui rapproche et en même temps sépare de Gaulle du vieux courant catholique social. Les catholiques sociaux, assez indifférents au politique ou à tout le moins attachés à une approche traditionnelle de celui-ci, "font" du social pour ne pas avoir à changer la politique ; chez de Gaulle, la dimension sociale, inséparable du politique et du national, est un facteur d’enrichissement et de progression de celui-ci. » (extrait d’un article intitulé « Le général de Gaulle et la participation », publié par l’IRHiS).

Bien...

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