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Réindustrialisation : pistes de réflexion (partie 3)

10/11/2022

OPINION. L’état de l’industrie française nous oblige à ne pas rater le tournant de l’industrie 4.0 et bientôt 5,0 qui, après celui de l’industrie 3.0, va se généraliser. Voici les pistes et propositions pour accélérer la réindustrialisation de la France. Et sauver une partie de notre souveraineté.

Réindustrialisation : pistes de réflexion (partie 3)

Si les causes de la désindustrialisation française sont connues, leurs conséquences expliquent, en partie, le déclin de la société française. Dans ce contexte, les politiques publiques de réindustrialisation ne sont pas du tout à la hauteur des enjeux. Les entreprises souffrent toujours des mêmes maux bien connus : poids des charges, lourdeurs administratives, taxes et impôts multiples ; ce qui, par rapport à nos voisins, signifie des marges insuffisantes pour relancer les investissements d’avenir. À cela vient s’ajouter la déficience chronique de nos capitaux propres et investisseurs nationaux. Le choc d’offre post-Covid et le renchérissement des coûts de l’énergie viennent gravement compliquer une situation déjà bien difficile pour l’industrie française.

Rappelons que l’industrie 4.0 et 5.0 (voir explications dans l’article précédent) est une chance exceptionnelle qui nous est offerte, avant « fermeture définitive de la boutique France ». Ces modèles s’expriment dans une dynamique permanente de Recherche et Développements technologiques de très haut niveau (ex. Robotique, Progiciel, Cloud computing, informatique quantique, Intelligence artificielle, activités cyber, Blockchain, etc.) ; ils ne peuvent être financés sur du long terme, que par des investissements gourmands en capitaux et compétences immatérielles. Mais de fait, ces nouvelles industries offrent des taux de croissance et de rentabilité bien plus intéressantes — que ce soit pour les investisseurs eux-mêmes ou les équipes qui participent à ces projets — que les productions de type 3.0, devenues relativement classiques dans tous les pays un tant soit peu développés. Et il n’est donc pas étonnant que ces entreprises qui peuvent réalisent ces investissements immatériels et matériels, soient chassées par tous les fonds d’investissements, fonds de pension anglo-saxons et particuliers fortunés de toute la planète.

Le résultat de cette évolution a déjà pour conséquence de cantonner au rôle de simples sous-traitants industriels, y compris les entreprises 3.0, qui ne...

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