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La préférence nationale, vous avez dit la préférence nationale ?

23/04/2022

OPINION. Depuis le 10 avril, le plupart des médias répètent un nouveau mantra à l’infini, dans un panurgisme des plus désolants: "la préférence nationale est un marqueur de l’extrême droite". Stéphane Simon y voit surtout une rengaine pauvre, qui cache une inculture journalistique et un nombrilisme coupable au moment où le reste du monde nous est offert en exemple.

La préférence nationale, vous avez dit la préférence nationale ?


C'est la question tarte à la crème du moment: "Marine Le Pen est-elle d'extrême droite?" Hier encore, elle fut posée à Alain Duhamel et à notre ami Michel Onfray, qui débattaient en direct sur le plateau de BFM TV. Pour le premier, pas de doute permis, la candidate du RN est bel et bien d'extrême droite. La preuve, "elle défend la préférence nationale" a-t-il alors avancé, croyant sans doute renvoyer dans ses cordes le philosophe normand, qui, lui, se refuse à diaboliser, mais aussi à soutenir, la fille de Jean-Marie Le Pen. L'éditorialiste de la chaîne d'info ne faisait en vérité que fredonner, à son tour, la petite musique que l’on entend en boucle depuis le 10 avril.

N’ayant besoin de personne pour se défendre, Michel Onfray objecta qu'à ce compte-là, Emmanuel Macron, qui prône lui aussi une "préférence", la préférence européenne (dont on ne voit effectivement pas en quoi elle serait plus morale que la préférence française), mérite tout autant d'être classé à l'extrême droite. Face à cette logique imparable, Alain Duhamel ne put que battre en retraite.

N’en déplaise aux médias qui ne font pas leur travail de curiosité ou plutôt qui préfèrent assurer la pérennité du régime au lieu de...

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