Nucléaire : Jean-Luc Mélenchon réitère ses (contestables) critiques
ARTICLE. Alors qu’un réacteur au bord de la Garonne a été mis en sommeil à cause de la canicule, Jean-Luc Mélenchon, converti à l’anti-nucléarisme, continue son œuvre de désinformation contre l'atome.
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Avant 2011, Jean-Luc Mélenchon était un farouche partisan du nucléaire. Depuis la catastrophe de Fukushima, le dirigeant de la France Insoumise a fait volte-face. Qu’importe si la quasi-totalité des quelque 20 000 morts est imputable non pas aux centrales nucléaires, mais au tsunami, il n’en démord pas. Le nucléaire est trop dangereux et il peut être remplacé par des énergies plus vertueuses encore. Ce qui reste très largement discutable. Ce mardi 23 juin, la mise à l’arrêt du réacteur de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne a ainsi donné l'occasion au leader des Insoumis de ressortir son antinucléariste primaire.
« Une à une, les centrales nucléaires coupent leurs réacteurs, faute de pouvoir les refroidir du fait du réchauffement des fleuves », a-t-il écrit sur le réseau social X. « LFI avait raison d’alerter sur cette imprévoyance supplémentaire ». Le message étant accompagné d’une vidéo, court montage de deux meetings datant de 2021 et 2022, années marquées par une défection du parc nucléaire français pour cause de maintenances imprévues — problème dit de « corrosion sous contrainte » — et de sécheresse.
« Comme il y a moins d’eau et qu’il y en aura de moins en moins dans les rivières, puisqu’au cours des 50 prochaines années, elles vont toutes baisser, au moins d’un tiers de leur contenu en eau » affirme donc Mélenchon, qui estime que « les centrales nucléaires qui étaient censées nous fournir une énergie permanente (…) deviennent à leur tour une énergie intermittente ». Plus loin, il franchit un cap : « Ce n’est pas vrai que ce soit une énergie stable, au contraire des éoliennes ». Il s’agissait alors de décrédibiliser le nucléaire en lui associant les mêmes défauts qu’aux énergies renouvelables, alors fortement attaquées pour leur dépendance intrinsèque aux aléas climatiques. Un argumentaire qui n’a pas vraiment survécu à la...
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