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22 août : Journée de l’apostasie

21/08/2020

A chaque jour de l’année correspond désormais une journée mondiale « de », « pour » ou « contre » quelque chose, sur des thématiques des plus importantes aux plus farfelues. Nous souhaitons aujourd’hui porter la lumière sur l’une d’entre elles, éminemment sérieuse : la journée de l’apostasie.

22 août : Journée de l’apostasie

Le 22 août est désormais traditionnellement la journée de l’apostasie. Ce terme est défini par le Larousse comme « l’abandon volontaire et public d’une religion » pour ceux qui l’ignoreraient.

Si l’apostasie concerne donc toutes les religions, les instigateurs de cette journée mondiale sont en fait d’ex-musulmans, réunis au sein d’une coalition internationale. L’objectif clairement affiché est celui de commémorer toutes les victimes des lois anti- apostasie dans les pays islamiques et de dénoncer la peine de mort réservée aux apostats en Islam. Ils souhaitent ardemment faire passer ce message : quitter l’Islam n’est pas un crime.

Dans le sillage de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne, la France a vu la création d’un « Conseil des ex-musulmans de France » en 2013, sous l’impulsion, notamment, de Walleed Al-Husseini, essayiste palestinien réfugié en France dont l’histoire est désormais mondialement connue.

Selon une étonnante enquête menée il y a un an par la BBC et le réseau de recherche Arab Barometer auprès de 25.000 personnes dans dix pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, de plus en plus de musulmans disent s’être détournés de la religion.

Les résultats montrent une augmentation de 8 à 13 %, selon les pays, du nombre de personnes se revendiquant non religieuses entre 2013 et 2019. Une progression particulièrement observée chez les moins de 30 ans : 18 % d’entre eux s’identifiant comme tel.

A méditer en France… Face aux revendications communautaristes et aux dérives séparatistes, il est essentiel de ne pas laisser seuls face aux islamistes, nos compatriotes de culture musulmane qui ne se définiraient plus comme croyants. Car on les imagine aisément, dans certains des territoires perdus de la République, raser les murs.

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