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Outre-mer : l’autre fracture française

07/07/2020

Dans un rapport publié mercredi dernier, l’Insee chiffre la pauvreté dans les départements d’Outre mer, pointant les inégalités criantes avec la métropole et un abandon étatique problématique.

Outre-mer : l’autre fracture française

Selon le document de l’Insee, le niveau des revenus en Outre-mer se trouve bien en deça de celui enregistré en France métropolitaine. Le niveau de vie médian (indicateur de richesse partageant la population en deux parts égales, l’une gagnant moins, l’autre plus) ne s’élevait qu’à 260 euros par mois à Mayotte pour l’année 2017, contre environ 1700 euros pour la France métropolitaine. Sur l’ile de la Réunion, le revenu médian était également bien plus faible qu’en métropole, s’élevant à 1160 euros.

Selon le critère du taux de pauvreté national (60% du niveau de vie médian national), 77% des habitants de Mayottesont considérés comme pauvres, ce taux s’élevant à 53% en Guyane, 34% en Guadeloupe, contre 14% pour la métropole — un total déjà considérable.

L’intérêt des autorités pour les territoires d’Outre-Mer est variable : lorsqu’il s’agit de valoriser la base de Kourou, en Guyane, ou le domaine maritime français, ces départements font partie intégrante de la nation. Lorsqu’il faut lutter efficacement contre les fléaux de la pauvreté, et de la violence dans le cas de Mayotte, ces territoires sont considérés comme de seconde zone.

Ces chiffres alarmants sur la situation locale ne sont donc qu’une occasion supplémentaire de clarifier la situation : seuls des investissements considérables et une plus grande reconnaissance des départements d’Outre-mer pourront leur conférer une dignité retrouvée.

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