cultureCinéma abonnés

Le temps des Gordini

CHRONIQUE. Tout au long de l'été, notre camarade Jean-Paul Pelras nous incite, avec ces chroniques champêtres, à nous replonger dans ce flot de souvenirs qui font notre identité collective. Aujourd'hui, automobiles et cinéma...

Le temps des Gordini

1966, Lautner réalise « Ne nous fâchons pas » Une Renault 8 Gordini bleue équipée de ses célèbres bandes blanches traverse une manifestation agricole. Séquence d’anthologie avec Lino Ventura au volant et son copilote Michel Constantin qui envoient valser, quelque part sur une route de Provence, cageots, tonneaux, remorques et autres calicots.

En quelques séquences nous retrouvons le condensé d’une époque : 4L, 2 CV, H Citroën, DS, Ami 8, majorettes et agriculteurs en bras de chemise dansant un improbable casatchok au son de l’accordéon sous une banderole qui dit « Contre les taxes qui tuent la paysannerie, distribution gratuite de vins du Var »

Impensable de nos jours, si ce n’est en direct aux actualités avec, conjoncture oblige, le folklore en moins. Et Constantin qui lance alors que le bolide slalome sur deux roues : «  Tu veux pas que je prenne le volant »  Et Lino qui répond : «  Non, quand je conduis pas, j’ai peur »

Quand à Amédée Gordini à qui l’on doit le nom du fameux bolide, il équipa des Simca pour la compétition avant de rejoindre Renault en 1957 pour s’occuper de la Dauphine et ensuite de la R8 qui permit à la marque de remporter de nombreux prix automobiles avec Darniche, Jabouille, Jarier ou encore Ragnotti.

Et puis il y eut d’autres déclinaisons. Allez, vous vous souvenez certainement de celui qui passait à fond dans les rues du petit village avec sa R 12 Gordini. C’était en 1975 et Lino dans « Adieu poulet » conduisait déjà une 504.

Contenu réservé aux abonnés

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

Chargement des commentaires...

Vous aimerez aussi

FP+