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Solex et Solexine

CHRONIQUE. Tout au long de l'été, notre camarade Jean-Paul Pelras nous incite, avec ces chroniques champêtres, à nous replonger dans ce flot de souvenirs qui font notre identité collective. Aujourd'hui, le compagnon incontournable des escapades bucoliques...

 Solex et Solexine

Etranges pétrolettes rétives aux gravillons et aux chaussées glissantes, il s’agit donc de ces engins noirs comme l’aube des ecclésiastiques pilotés, en d’autres temps, aussi bien par Bardot en cuissardes que par Cruchot dans les « Gendarmes ».

Ou encore par l’infirmière Janique Aimée et, bien sûr par Jacques Tati pendant ses célèbres vacances. Pour s’avitailler en carburant, lorsque l’on possédait un VéloSolex, il fallait passer à la pompe du village ou bien se procurer un bidon de Solexine commercialisé, dès 1946, par la firme British Petroleum.

Il s’agissait d’un mélange d’essence et d’huile Energol dosé à 6%. Né de l’imagination d’un certain Marcel Menesson en 1940, le Solex fut vendu, à son apogée, en 1966, à 380 000 exemplaires pour 420 nouveaux francs. Quant à la Solexine, elle coûtait, selon le slogan usité en 1960 : « Un sou tous les kilomètres ». Autrement dit cinq centimes de francs soit, pour faire rond, moins d’un centime d’euro.

Si mes souvenirs sont encore valables, la Solexine était livrée chez les garagistes, dans des casiers en bois, conditionnée dans des bidons en fer blanc de 2 litres verts et jaunes consignés. Son utilisation évitait, paraît-il, de décalaminer les moteurs tous les 4000 kilomètres.

Quant à la chanson d’Hubert Félix, je ne sais toujours pas pourquoi elle s’intitule « Solexine et Ganja ».

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