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Sylvie Perez : Face au wokisme, « les États-Unis ont dix ans d'avance sur nous dans la catastrophe comme dans les solutions »

ENTRETIEN. La destitution, le 2 janvier, de Claudine Gay, présidente de l'université de Harvard, a eu l'effet d'un tremblement de terre dans le petit (mais influent) milieu du wokisme américain. Le début d'une contre-offensive amenée à s'exporter en France ? Le point avec Sylvie Perez, journaliste, essayiste, auteur d'En finir avec le wokisme (éd. du Cerf, 2023).

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Claudine Gay, ex-présidente de Harvard et visage connu du wokisme universitaire américainSteven Senne/AP/SIPA


Front Populaire : Les évènements dramatiques du 7 octobre semblent avoir été un instant charnière dans la perception du phénomène woke par la société américaine. Comment expliquez-vous cette apparente porosité entre pensée de la déconstruction d'un côté et affects anti-sionistes, voire franchement antisémites, de l'autre ?

Sylvie Perez : Ce qui se passe sur les campus américains est spectaculaire. Pleins feux sur l'inversion des valeurs, le double langage et le rapport ambigu du wokisme à la violence. Les mêmes qui se scandalisaient des "micro-agressions" (un regard appuyé ou un compliment jugé condescendant envers une personne de couleur, considérés comme des comportements racistes intolérables,...

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