Crise automobile : le site Stellantis de Poissy ne construira plus de voitures
ARTICLE. La France se réindustrialiserait, claironnent certains centristes. Pourtant, l’un des sites historiques de Stellantis, constructeur automobile français historique, va devoir se convertir, avec au passage une cure d’amaigrissement qui s'annonce drastique.
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Pris en tenaille entre la baisse du pouvoir d’achat des particuliers, l’inflation énergétique, les conséquences d'une politique de prix trop agressive après la pandémie, le monde de l’industrie automobile n’en finit pas de s’enfoncer dans la crise économique. En février 2026, le groupe Stellantis affichait un recul de son chiffre d’affaires de l’ordre de 2 % et une perte opérationnelle courante atteignant 842 millions d’euros, contre 8,65 milliards de bénéfice un an plus tôt. Et depuis plusieurs mois, les nuages s’entassent au-dessus du site industriel de Poissy (Yvelines). Certains envisageaient sa fermeture. Il y réchappe, mais non sans sacrifice.
L’année 2029 sonnera la fin des DS3 et les Opel Mokka actuellement produits sur le site francilien. Ce jeudi, les organisations syndicales ont été informées par leur direction du devenir de la chaîne de production actuelle. Terminée la construction de véhicules, activité noble et centrale d’une industrie de ce typer. À la place, le plan 2030 présenté cette semaine prévoit une reconversion partielle du site qui deviendra un équipementier du groupe. Des peintures, la production de pièces détachées, une ligne de déconstruction de véhicules, un aménagement de véhicules destinés à certaines professions… autant d’activités qui remplaceront celle existante.
Stellantis nie abandonner toute ambition pour Poissy qui ne verra plus sortir de véhicule assemblé pour la première fois en 2029, quatre-vingt-dix ans après la création de l’usine par Ford. Pour accompagner le développement du site, elle a réitéré l’annonce de fin 2025, d’un investissement de cent millions d’euros dans l’achat d’une nouvelle presse d’emboutissage. Un budget formation a été également avancé pour un montant similaire.
De 17,5 à 13,7 millions de véhicules
Dans les années 70, 27 000 employés peuplaient le site et y assemblaient jusqu’à 569 000 véhicules par an. En 2025, ils n’étaient plus que 1 600, pour une production...
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