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Hôpital public : la dégradation chiffrée

03/07/2020

Un récent rapport met en lumière les conséquences dramatiques des coupes budgétaires dans les hôpitaux publics. Des chiffres portant sur l’année 2018 qui résonnent particulièrement dans le contexte de crise sanitaire.

Hôpital public : la dégradation chiffrée

Selon le rapport publié ce vendredi 3 juillet par la Drees (Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation, des Statistiques), 4195 lits d’hospitalisation ont été supprimés en une année, poursuivant la réduction qui avait fait passer, l’année précédente, le total sous le seuil de 400 000 lits. 

Autre symptôme du manque de moyens, la politique d’hospitalisation tend de plus en plus à favoriser les prises en charges partielles, en « ambulatoire », qui augmentent là où les hospitalisations complètes baissent. La fréquentation des urgences est pour sa part en hausse, atteignant 21,8 millions de passages, sans que de nouveaux fonds substantiels ne leur aient été alloués. 

Concernant les maternités, 11 établissements ont fermé en 2018, faisant basculer le total sous la barre des 500. Si ces suppressions s’inscrivent dans un contexte de baisse de la natalité, elles semblent aussi répondre à des impératifs budgétaires. Et ce sont les zones périphériques qui pâtissent le plus de ces mesures : les déserts médicaux, notamment en matière de maternités, continuent de s’y multiplier. 

Médecine au rabais, augmentation de la distance entre les usagers et des services hospitaliers encore une fois réduits : la crise du COVID-19 n’aura finalement fait que mettre en lumière des tendances de long terme. Espérons qu’elle permette d’y remédier, ce qui ne pourra que passer par une rupture avec le logiciel de pensée des gouvernants actuels.

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