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Les banques et la finance, grandes gagnantes du quinquennat Macron

09/03/2022

ARTICLE. Le quinquennat d’Emmanuel Macron était-il celui des « riches » ? Il semblerait en tout cas que le quinquennat d’Emmanuel Macron ait largement été favorable aux milieux bancaire et financier. Les cadeaux à destination de ces deux secteurs se sont multipliés depuis 2017.

Les banques et la finance, grandes gagnantes du quinquennat Macron


Les premières armes d’Emmanuel Macron à la banque Rothschild, la suppression de l’ISF et, plus tard, la répression brutale du mouvement des Gilets jaunes avaient valu au président d’être qualifié très tôt dans son mandat de « président des riches ». Une dénomination justifiée ? Dressée par les Décodeurs du Monde le 7 mars, la liste des cadeaux faits aux secteurs bancaire et financier par le président marcheur laisse peu de place au doute.

Emmanuel Macron a fait des cadeaux aux secteurs banquiers et financiers dès 2017

« La finance n’est pas un ennemi » avait déclaré en juin le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, lors du forum « Europlace », à Paris. La stratégie du gouvernement était alors de profiter de « l’apocalypse » que devait bientôt constituer le Brexit en faisant la promotion de Paris comme place financière et en cherchant à attirer les entreprises du secteur financier par des allégements fiscaux. Fraîchement arrivé à l’Élysée, Emmanuel Macron a commencé par alléger la taxe sur les transactions boursières, exonérant la partie « intraday » (achat et revente au cours de la journée) qui représente 40 % des transactions. Un manque à gagner pour la France estimé à plusieurs centaines de millions d’euros.

L’année suivante, en 2018, d’autres mesures d’allégement, fiscal et social, étaient prises : loi Pacte, mesures pour réduire le coût des indemnités, allégement de la taxe sur les salaires (pour les rémunérations supérieures à 150 000 euros par an)… Selon un rapport sénatorial, le manque à gagner résultant de la suppression de la seule taxe sur les salaires est de 137 millions d’euros. Puis Emmanuel Macron avait supprimé l’ISF (impôt sur la fortune) pour le remplacer par l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) et par la « flat tax » sur les revenus du capital....

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