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Les sages-femmes se battent pour plus de reconnaissance

07/05/2021

ARTICLE. Mercredi, des sages-femmes ont manifesté dans toute la France pour réclamer plus de considérations ainsi que de meilleures conditions de travail. Symbole du délitement de l’hôpital public, la profession est en souffrance, entre lassitude, surcharge de travail, et dépression.

Les sages-femmes se battent pour plus de reconnaissance

Le mercredi 5 mai, le jour de la journée mondiale de la sage-femme, ces dernières ont manifesté dans toute la France, pour crier leur dépit. Dépit de ne pas se sentir valorisées convenablement. Dépit d’être mal reconnues financièrement. Dépit de voir leurs conditions de travail se dégrader sans cesse. Dépit d’avoir été négligées lors de la crise du Covid.

Elles sont 23 400 à pratiquer ce métier en France, et à aider 700 000 femmes à donner naissance chaque année. C’est au terme de cinq années d’études qu’elles débutent, avec des conditions financières très peu valorisantes. D’après le ministère des Solidarités et de la Santé, elles démarrent dans la vie active avec un salaire mensuel brut moyen d’environ 1 980 € et achèvent leur carrière autour de 3 820 €. Une rémunération qui n’efface pas toutes les contraintes et les désillusions. En juin dernier, le Conseil national des sages-femmes publiait une enquête sur le métier. On y découvrait ce chiffre ahurissant : 40 % des professionnelles sondées considéraient souffrir de dépression. Et nous n’étions pas encore en pleine épidémie du Covid.

Des missions élargies en vingt ans

Dans un rapport publié en avril, La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) pointait du doigt l’évolution du métier. En quarante ans, le nombre de maternités a baissé de plus de 60 % sur le territoire. D’ici 2030, les sages-femmes devraient être 70 % à exercer en cabinet libéral. En 2011, elles n’étaient que 26 %. Un transvasement d’effectif qui accroît la pression démentielle qui pèse sur les épaules de celles qui décident de rester dans le public. D’autant que leurs missions se sont considérablement élargies en vingt ans. Elles ne sont plus cantonnées aux accouchements, elles assurent également des missions de suivis et d’évaluation des parents,...

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