Loger le bien, quoi qu'il en coûte : à Paris, le logement social au prix de l’immobilier d’exception ?
CONTRIBUTION /OPINION. À Paris particulièrement, la politique du logement est un enjeu central des campagnes pour les élections municipales. Mais l'impératif d'efficacité des politiques mises en place s'efface souvent devant la communication et les signalements de vertus, explique notre contributeur.
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Place des Vosges. L’un des secteurs résidentiels les plus chers de Paris, où les données notariales et les bases de transactions immobilières situent couramment les valorisations au-delà de 14 000 , voire 16 000 € le mètre carré, selon les caractéristiques, étages et état des biens. C’est pourtant dans ce type d’environnement foncier que la Ville de Paris poursuit activement sa politique d’acquisition et de transformation en logements sociaux.
Ces opérations sont légales. Elles relèvent du droit de préemption et des objectifs fixés par la loi SRU. Elles n’en posent pas moins une question rarement formulée en termes simples : quel est le prix de l’efficacité sociale ?
La municipalité parisienne revendique elle-même l’ampleur de l’effort engagé. Sur ses supports de communication, la Ville annonce mobiliser « plus de 800 millions d’euros pour investir dans le logement » et produire « 4 000 logements sociaux » en 2026, tout en soulignant que Paris compte désormais « plus de 25 % de logements sociaux », contre 13 % au début des années 2000.
Ces données, publiquement revendiquées, déplacent le débat. Elles invitent moins à discuter la légitimité de l’objectif qu’à examiner la structure économique des choix opérés.
Une priorité budgétaire massive et assumée
Le budget primitif 2026 adopté par le Conseil de Paris confirme une orientation constante de la municipalité : près de 800 millions d’euros d’investissements sont consacrés au logement social, sur un total d’environ 1,6 milliard d’euros d’investissements municipaux. Autrement dit, un euro d’investissement sur deux relève de cette politique.
La Ville justifie cet effort par la crise du logement, la nécessité de maintenir des ménages modestes dans Paris et l’exigence de mixité sociale. L’argument est politiquement cohérent. Il mérite néanmoins d’être examiné sous l’angle que toute dépense publique impose en principe : celui de l’efficience.
Le coût invisible de la centralité foncière
Dans les arrondissements centraux et les...
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