Nucléaire : au nom de la concurrence, l’UE va enquêter sur les aides françaises à EDF
ARTICLE. Bruxelles craint que le mode de financement du futur chantier de six EPR 2 ne soit l’occasion pour EDF de conforter sa position dominante sur la production d’électricité française. Une chose que son culte de la concurrence ne peut admettre.
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Il peut être agaçant de voir les européistes découvrir la lune bruxelloise. Quoi ? La Commission européenne pourrait constituer un frein au développement du nouveau nucléaire en France ? Au nom de la concurrence libre et non faussée ? Cette cécité pourrait prêter à sourire si l’Union européenne n’avait pas œuvré depuis près d’une décennie à nuire aux intérêts français, sur le plan énergétique notamment. Et elle semble bien ne pas vouloir s’arrêter en si bon chemin.
Ce mardi 24 mars, l’agence de presse Reuters a annoncé l’intention de la Commission européenne d’ouvrir à partir de mi-avril une enquête sur les aides d’État accordées par la France à EDF. Cette décision fait suite à la demande d'approbation française, formulée l’année dernière auprès de l’UE, de son programme de construction de nouveaux réacteurs nucléaires en France. Il s’agit là par ailleurs d’une procédure classique, mais non sans répercussions. Car Bruxelles a décidé de prendre son temps pour enquêter, là où la France a annoncé son intention d’aller vite, le premier site sélectionné (Penly 2) devant entamer la construction des deux premiers des six réacteurs attendus fin 2028.
Si Bruxelles compte s’intéresser de près au cas français, c’est qu’elle se méfie de la position dominante d’EDF au sein des producteurs français d’électricité : en l’occurrence, 76 % en 2024. Dans le collimateur des experts de la concurrence européenne, le futur mécanisme d’aide financière envisagé par la France. Pour accompagner 60 % des quelque 72,8 milliards d’euros envisagés actuellement pour le projet, Paris souhaite mettre en place un prêt bonifié de l’État. Charge à EDF de le rembourser par le biais d’un « contrat sur différence ». Il garantit à EDF un prix de vente de l’électricité stable, entre 70 et 80 euros le MWh. Si les prix du marché s’avèrent — comme c’est le cas en...
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