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Nucléaire et crise du gaz : l’étrange revirement François Hollande

09/03/2022

ARTICLE. Dans une tribune publiée dans Le Monde, François Hollande a réagi à la crise ukrainienne. Contre la dépendance au gaz russe, l’ancien Président de la République se livre à un plaidoyer en faveur des énergies renouvelables et plus surprenant, du nucléaire français… dont il fut l’un des principaux artisans du sabordage.

Nucléaire et crise du gaz : l’étrange revirement François Hollande


« Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes ». Cette citation, bien qu’inexacte (pour ne pas dire apocryphe), de Bossuet, s’applique en partie à la tribune de François Hollande qu’a publiée Le Monde ce mardi 8 mars. Pour l’ex-chef de l’État, il est grand temps que la France et l’Union européenne cessent leurs importations de gaz russe. « Nous finançons ainsi la guerre que nous condamnons par ailleurs », tonne-t-il, expliquant que « la tragédie ukrainienne repose de manière brûlante la question de l’indépendance » qui « commence par l’énergie ».

Alors, le prédécesseur d’Emmanuel Macron en appelle au développement plus rapide des énergies renouvelables. À marche forcée. Quitte à utiliser, comme il le fait pour promouvoir l’éolien, des arguments douteux : « plutôt que de pleurer sur les dommages visuels causés par les éoliennes, ouvrons les yeux sur les décombres des villes ukrainiennes ». Pour le solaire, les procédures devront « être accélérées pour combler le retard qui continue de se creuser avec l’Allemagne, dont je ne sache pas le climat plus clément ».

Enfin, François Hollande en appelle au nucléaire qui « est aussi une solution pour réduire notre dépendance à l’égard des énergies fossiles ». Pour ce faire, il faudra « avant de réfléchir à de nouveaux réacteurs », prolonger « les centrales existantes et amélior[er] leur maintenance pour produire plus et plus longtemps ». Une prise de position certes louable en ces temps d’incertitudes énergétiques, mais qui, venant de l’un des acteurs majeurs de notre fragilité énergétique croissante, prêterait plutôt à sourire si l’enjeu n’était pas aussi majeur.

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