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Rouvrir Fessenheim : une évidence économique et écologique

OPINION. Comme l'illustre la parution récente d’une tribune de l’inspecteur général des finances honoraire Patrice Cahart dans Le Figaro, l’idée de rouvrir la centrale de Fessenheim fait son chemin. Et pour cause, selon notre lecteur, c’est tout à fait envisageable.

Rouvrir Fessenheim : une évidence économique et écologique


La question de la réouverture des deux centrales d’électricité nucléaire de Fessenheim qui ont été fermées en 2020 pourrait — et devrait — être un thème de la campagne présidentielle qui s’ouvre. Deux raisons militent en faveur de cette réouverture.

La première est la crise énergétique qui frappe l’Europe, et (à un moindre degré) la France, et qui menace ou affecte gravement le pouvoir d’achat des ménages et la capacité de production des entreprises. L’énergie (en particulier l’énergie électrique) est partout rare, chère et problématique. Il faut impérativement, et vite, produire davantage d’électricité, autant que possible décarbonée et domestique. La réouverture des centrales fermées de Fessenheim répond parfaitement à cette nécessité. Elles avaient été rénovées. Elles existent, avec un savoir-faire disponible et inutilisé, et tout un environnement d’infrastructure, et peuvent produire sans rejeter de CO2.

La seconde est le changement de pied du président Macron sur le nucléaire. Par conviction ou par opportunisme (peu importe), il était contre, et il l’a prouvé en imposant la fermeture de ces centrales. Mais il est devenu pour. Toutes ses récentes déclarations le montrent. De plus, cause ou effet, l’opinion publique a également changé sur ce thème.

L’argument des opposants à la réouverture est qu’elle coûterait très cher. Il ne vaut rien. Bien entendu, la remise en marche de ces centrales implique quelques dépenses. Mais en 18 mois, le démantèlement ne peut guère avoir beaucoup avancé. De toute façon, il y a beaucoup d’éléments qui ne sont pas démentelables : les bâtiments, les routes d’accès, les lignes à haute tension, les turboalternateurs, etc. Il y a certainement des ingénieurs qui savent précisément ce que serait ce coût. En attendant leur verdict, faisons pour fixer les idées l’hypothèse que ce coût est égal à 1 milliard d’euros.

En regard de ce coût, il faut considérer...

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