economieImmigrationFPContenu payant

Thierry Marx veut sécuriser le recours à l’immigration pour l’hôtellerie et la restauration

ARTICLE. Le président de l'Union des Métiers de l’Hôtellerie Restauration, Thierry Marx, demande à ce que tous les métiers essentiels de l’hôtellerie et de la restauration soient systématiquement reconnus comme des métiers en tensions. Un indispensable pour recourir plus facilement à de la main-d’œuvre étrangère.

Thierry-Marx-union-des-metiers-de-l-hotellerie-restauration-umih-immigration


Depuis quelque mois, il est omniprésent dans les médias pour défendre son bout de gras. Thierry Marx, président de l’Union des Métiers de l’Hôtellerie Restauration (Umih) ne cesse de plaider pour que son secteur soit épargné par une éventuelle politique plus restrictive en matière d’immigration. Un pas a été franchi dans son sens, puisque le secteur est en partie inclus dans le projet de liste de 80 métiers en tension soumis par le gouvernement le 22 février. Dans un communiqué l’UMIH reconnaît « une avancée », mais insuffisante.

« À l’instar du secteur agricole », l’Umih demande « un arrêté ministériel spécifique », pour que « tous les métiers essentiels de l’hôtellerie et de la restauration soient systématiquement reconnus partout en France métropolitaine ». Cette demande est indispensable selon Thierry Marx « pour simplifier les démarches administratives et garantir une politique de recrutement et de formation plus cohérente et efficace dans notre secteur ».

Pas une fois le terme d'immigration n'est employé dans le communiqué. C'est pourtant le cœur de la problématique. La loi immigration du 26 janvier 2024 a durci les octrois de titre de séjours. Mais un dispositif expérimental applicable jusqu’au 31 décembre 2026 permettrait à la restauration de contourner cette restriction. Il propose l’admission exceptionnelle au séjour d’un étranger justifiant d’une expérience professionnelle salariée dans un métier en tension d’au moins douze mois.

Ce lien avec l’immigration, Frank Delvau, président de l’Umih Paris-Ile-de-France ne s’en cachait pas en 2023, quand il expliquait à France bleu que cet ajustement de la loi était nécessaire. D’ailleurs, l’Umih appelait à régulariser tous les travailleurs sans papiers dans l’hôtellerie-restauration. Mais pourquoi une telle affection pour l’immigration ?

Des salaires trop bas


En île de France, le sujet est particulièrement sensible. La main-d’œuvre immigrée représente 40 % des employés de l’hôtellerie et de la...

Vous aimerez aussi