economierestaurants

Toujours fermés, les restaurateurs crient leur colère

26/11/2020

ARTICLE. Les patrons de restaurants du sud de la France manifestent aujourd’hui à Marseille contre l’impossibilité de rouvrir pour les fêtes alors que la situation économique de certains acteurs du secteur est critique et que les aides tardent à venir.

Toujours fermés, les restaurateurs crient leur colère

Fermés depuis un mois, les restaurants ont appris mardi, lors de l’allocution d’Emmanuel Macron, qu’ils ne pourront pas accueillir de clients avant janvier 2021 en raison de la crise sanitaire. Une réouverture dans deux mois et qui sera conditionnée au fait que « les objectifs sanitaires soient atteints », c’est-à-dire si le nombre de contaminations atteint moins de 5 000 cas par jour.

La réaction des professionnels du secteur n’a pas tardé. Restaurateurs, hôteliers, cafetiers, mais aussi commerçants "non-essentiels" du Sud de la France se rassemblent aujourd’hui lors d’une grande manifestation à Marseille. Des manifestants des régions Corse, Occitanie, et PACA qui plaident pour leur réouverture. "Nous ne voulons pas mourir, nous voulons rouvrir", a déclaré l'organisateur de la manifestation Bernard Marty, président de l'Umih Paca. "Avant le deuxième confinement, nous avions mis au point un protocole sanitaire très strict dans nos établissements pour s'adapter aux recommandations du gouvernement, nous sommes bien sûr prêts à le revoir, l'adapter une fois encore. Mais il faut nous autoriser à rouvrir, c'est une question de survie. »

Et la fronde ne touche pas que le sud du pays. Environ 70 restaurateurs du Maine-et-Loire ont mis en scène la mort de la profession, mardi 24 novembre à Angers, devant la cathédrale puis la préfecture. Mercredi, ils étaient plus de 200 à manifester devant la préfecture de Poitiers. Derrière la banderole #LaissezNousTravailler, les propriétaires de bars et de restaurants du département de la Vienne demandaient à reprendre leurs activités avant la date hypothétique du 20 Janvier. A Grenoble, 800 manifestants vêtus de noir étaient venus de toute l'Isère et même de la Savoie, parmi lesquels de nombreux restaurateurs. Les deux-tiers d'entre eux ont mis un genou à terre pour symboliser la proportion d'établissements craignant pour leur survie à la suite de ce deuxième confinement. A Tarbes, quelque 200 petits commerçants, restaurateurs, hôteliers et artistes...

Contenu disponible gratuitement

54 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour accéder à la totalité des contenus gratuits, vous devez vous connecter ou créer un compte.

Chargement des commentaires...