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ArianeGroup souligne la nécessité d’une « souveraineté européenne »

01/11/2021

ARTICLE. Dans un entretien accordé au Monde le 26 octobre, le président exécutif d’ArianeGroup est revenu sur la délocalisation en Allemagne de la production du moteur Vinci. Au cœur des enjeux : la montée en puissance de l’entreprise privée Space X et pour y répondre…la souveraineté européenne ?

ArianeGroup souligne la nécessité d’une « souveraineté européenne »


« L’Europe doit investir massivement dans l’espace », a avancé André-Hubert Roussel, président exécutif de l’entreprise ArianeGroup, lors d’un entretien accordé au Monde publié le 26 octobre. Cet entretien, titré « Ariane 6, un lanceur pour la souveraineté européenne » dans l’édition papier du Monde du 27 octobre, a permis au président exécutif d’ArianeGroup de communiquer sur les enjeux autour d’Ariane-6, alors que les Européens présentaient à ce moment leurs ambitions pour l’exploration spatiale, à l’occasion du 72ème congrès international d’astronautique qui s'est tenu à Dubaï du 25 au 29 octobre.

« Cet été, l’Europe, par l’intermédiaire de l’Agence spatiale européenne (ESA), a renouvelé sa confiance dans Ariane-6 et surtout rappelé son besoin d’avoir son propre accès à l’espace. L’accord entre la France et l’Allemagne, (…) permet de se battre à armes un peu plus égales sur le marché commercial, et aussi à l’industrie européenne de maintenir des cadences relativement élevées. » a-t-il fait valoir.

Nécessité d’une « souveraineté européenne »

À une question sur la délocalisation de la production des moteurs Vinci vers l’Allemagne (obtenue en contrepartie d’un apport financier), André-Hubert Roussel a reconnu que cette règle européenne était parfois un « inconvénient », mais qu’il faut avant tout « voir les avantages de mener un projet européen qui rassemble treize pays », ce qui est « unique au monde ». « Aucun d’entre eux seuls ne peut prétendre assurer son autonomie et encore moins celle de l’Europe », a-t-il estimé. Le groupe espère également bénéficier d’une enveloppe annuelle de 140 millions d’euros par an pendant six ans, versée à égalité par les états membres du projet. Cette décision devrait être actée fin 2022 par les pays membres de l’ESA et représenterait un financement « européen » du projet, à égalité. La France paierait moins d’argent...

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