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Bons baisers de Tchéquie

29/12/2021

TEMOIGNAGE. La crise de civilisation, ce « déclin » qui hante les conversations en France, n’est pas partout à l’œuvre en Europe. En faisant le choix d’une société cohérente faite de fiertés nationales, de traditions judéo-chrétiennes, d’une immigration raisonnée, force est de constater que la Tchéquie n’est pas traversée des mêmes spasmes que la société française. Des leçons sont à retenir de cet exemple. Stéphane Simon nous livre quelques impressions de voyage à Prague.

Bons baisers de Tchéquie


L’adage est connu et paradoxal, c’est en prenant du recul que l’on voit plus clair. De passage quelques jours en Tchéquie, à Prague, j’ai été frappé des différences de situation entre nos pays, pourtant tous deux membres de l’Union européenne, mais différemment. Les situations des pays européens ne se valent pas. Le déclin culturel, l’abandon du modèle civilisationnel, la crise économique doublée des coups de boutoir des communautarismes, ce sentiment de « désintégration » à l’œuvre dans la société française sont des maux hexagonaux et pas « généralisables » à tous les pays de l’Union européenne.

Il faut évidemment se méfier des premières impressions, celles du voyageur, dont le regard s’attarde sur les beautés qu’il découvre. Les gens sérieux vous diront que ces impressions sont lapidaires et méritent un examen approfondi. Il n’empêche. La première impression en me rendant à nouveau à Prague (j’y suis allé pour la première fois en 1990 juste après la révolution de velours qui avait chassé les communistes et porté Vaclav Havel au pouvoir) est de constater l’embellissement de la ville, la restauration impeccable de son patrimoine, la beauté de ses églises et monuments médiévaux, le soin apporté aux chaussées pavées comme des mosaïques, la propreté, le respect de chaque centimètre carré de l’espace commun, la civilité. Il ne viendrait à l’idée de personne de resquiller dans les transports, de voler les troncs de charité…




On ne peut alors s’empêcher de comparer cet agréable sentiment à la déception des touristes qui découvrent Paris aujourd’hui, de ces Asiatiques pris de ce syndrome quand ils visitent la capitale française né du décalage entre ce Paris de carte postale dont ils rêvaient et la réalité : une ville saccagée par des travaux interminables, une ville sale où les tas de détritus et d’encombrants sont offerts à la vue...

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