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Destruction de patrimoine : quand l'Azerbaïdjan veut effacer l’Arménie

OPINION. Après avoir remporté le conflit en Artsakh contre les autochtones arméniens en novembre 2020, l’Azerbaïdjan poursuit une véritable entreprise d’anéantissement de la culture arménienne afin de renforcer son récit national.

Destruction de patrimoine : quand l'Azerbaïdjan veut effacer l’Arménie

L’Azerbaïdjan, après avoir mené une guerre d’anéantissement en Artsakh (Haut-Karabagh) fin 2020, dans l’indifférence générale et qui s’est soldée par une victoire inique, continue de « chasser les Arméniens comme des chiens » de leurs terres ancestrales. La dictature d’Aliyev efface chaque jour, dans la partie qu’elle occupe, toute trace historique, culturelle et religieuse de la présence arménienne bien que celle-ci soit avérée et reconnue internationalement depuis des millénaires.

Selon le rapport officiel du Défenseur des droits de l’homme en Arménie, Arman Tatoyan, près de 2 000 monuments arméniens sont passés sous contrôle azerbaïdjanais après le cessez-le-feu du 9 novembre 2020. Le rapport fait état de plus de 13 complexes monastiques, 122 églises et 591 khatchkars (des stèles en pierre représentant des croix)… Quel va être le sort des 127 bibliothèques scolaires, des trois bibliothèques régionales ? Près d’un million de livres sont ainsi menacés. Quel va être le sort des 10 musées d’État, des deux musées privés et des dizaines de milliers d’œuvres qu’elles hébergent et qui sont actuellement sous contrôle azerbaïdjanais ? Pour la ministre de l’Éducation de l’Artsakh, Lusiné Karakhanyan, l’Azerbaïdjan mène depuis le cessez-le-feu une véritable politique institutionnelle de destruction, de falsification et de substitution du patrimoine culturel arménien, qui va au-delà de la seule réappropriation des lieux de culte.

L’Azerbaïdjan ne fait aucun mystère sur ses intentions de détruire le patrimoine historique arménien en Artsakh. Chaque jour, des images de « chantiers de réhabilitation » comme celles de la cathédrale Saint-Sauveur (Ghazanchetsots) à Chouchi sont diffusées largement. Ce joyau de la capitale culturelle historique de l’Artsakh, durement éprouvé par des tirs de missiles ciblés durant la guerre, a vu son dôme démantelé, ses inscriptions en arménien retirées. Motif ? Une simple « rénovation » selon les autorités de Bakou. À Jabrayil, c’est purement la destruction...

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