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Immigration : Le Danemark fixe un plafond de 30 % de "non-occidentaux" par quartier d’ici 2031

21/03/2021

DÉBAT. Au Danemark, la lutte contre l’immigration n’est pas un tabou politique. Le pays scandinave mène depuis 20 ans une politique stricte de contrôle des flux. Stratégie adaptée ou réponse excessive ? C’est le débat de ce dimanche.

Immigration : Le Danemark fixe un plafond de 30 % de "non-occidentaux" par quartier d’ici 2031


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Le Danemark défend l’assimilation. Souhaitant éviter l’augmentation du “risque de voir grandir une société parallèle religieuse et culturelle” évoquée par Kaare Dybvad Bek, ministre du logement, le Danemark s’apprête à élargir une loi déjà controversée. Mette Frederiksen, Première ministre social-démocrate, élue en 2019, souhaite ainsi que la part de la population d’origine "non-occidentale" dans les “quartiers” – anciennement nommés “ghettos” – ne dépasse pas 30 % d’ici dix ans.

Sont considérés “ghettos” les quartiers qui réunissent deux des quatre critères suivants : une criminalité trois fois plus importante que la moyenne nationale, un revenu brut des habitants inférieur de 55 % à la moyenne régionale, plus de 40 % des personnes y vivant sont sans travail ni formation, et enfin : plus de 60 % des 39-50 ans ne sont pas allés au-delà du collège. Créée en 2010, cette notion est mise à jour, chaque année, dans un document qui liste les espaces concernés. En 2021, 15 sont concernés et 25 sont considérés comme “exposés”.

Bien que le Danemark ait accueilli un peu moins de 30 000 personnes liées aux vagues migratoires entre 2015 et 2017, le pays scandinave n’entretient pas un rapport affectif avec l’immigration. Mette Frederiksen expliquait ainsi en 2018 vouloir réformer le système d'asile danois, “en installant des centres d'accueil à l'extérieur de l'Europe” et en se limitant aux “quotas fixés par l'ONU”. La cause de ce désamour ? La progression de la part de population “non occidentale” au sein du Danemark. D’après l’actuelle première ministre, de 1% en 1980, elle serait passée à 8% en 2018. En 2020, seules...

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