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Soupçonnée de corruption, Eva Kaili est suspendue de ses fonctions de vice-présidente du Parlement européen

ARTICLE. La suspension d’une des vice-présidentes du Parlement européen, la grecque Eva Kaili, embarasse les institutions. En cause, son implication présumée dans une histoire de corruption avec le Qatar.

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L'affaire embarasse le Parlement européen, et il y a de quoi. Une de ses vice-présidentes, la socio-démocrate grecque Eva Kaili, a été suspendue provisoirement en raison des soupçons de corruption avec le Qatar qui pèsent sur elle. « A la lumière des enquêtes judiciaires en cours menées par les autorités belges, la présidente Metsola a décidé de suspendre avec effet immédiat tous les pouvoirs, devoirs et tâches qui ont été délégués à Eva Kaili en sa qualité de vice-présidente du Parlement européen », a déclaré dans la soirée un porte-parole de la présidente, Roberta Metsola. Quatre hommes ont été arrêtés dans la matinée; le compagnon de Eva Kaili, Francesco Giorgi, qui est assistant parlementaire, ainsi qu'un directeur d'ONG, le dirigeant syndical italien Luca Visentini et l'ancien eurodéputé Pier-Antonio Panzeri qui siégea de 2004 à 2019. Quant à l'eurodéputée socialiste grecque Eva Kaili, elle a été interpellée à son domicile à Bruxelles pour être auditionnée, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier, confirmant des informations de presse. Il s'agissait de la cinquième interpellation de la journée.

Seize perquisitions ont été menées après des soupçons de versements d’argent « importants » Le parquet fédéral n’a pas nommé le pays, mais selon une source judiciaire proche du dossier, citée par Le Monde, a confirmé qu’il s’agissait du Qatar.

Un incident qui n’est pas isolé

Pour l’organisation de lutte contre la corruption Transparency International, « il ne s’agit pas d’un incident isolé ». L'ONG laisse entendre que d’autres députés européens pourraient être impliqués. « Depuis plusieurs décennies, le Parlement a laissé se développer une culture de l’impunité (…) et une absence totale de contrôle éthique indépendant », a-t-elle ajouté.

« Toute allégation de mauvaise conduite de la part de l’Etat du Qatar témoigne d’une grave désinformation », a réagi samedi un responsable du gouvernement...

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