International

Turquie : Angela Merkel en position de faiblesse

31/10/2020

ARTICLE. L’Europe fait face aux insultes virulentes de Recep Tayyip Erdogan, président de la Turquie. L’UE envisage des sanctions, à la demande de la France. Mais l’Allemagne y oppose un véto et juge cette demande inopportune.

Turquie : Angela Merkel en position de faiblesse

Mardi, la France a exhorté ses partenaires Européens à adopter des mesures contre la Turquie lors du prochain sommet de l’UE, en mesure de rétorsion face aux attaques et au boycott des produits français. Le porte-parole de l’institution, Peter Sano, a répondu qu’il n’excluait pas une réunion urgente sur ce sujet. Mais d’après l’AFP, l’Allemagne juge cette réponse « inopportune » et bloque cette demande des États membres.

Les déclarations du président Erdogan ont pourtant fait bondir les dirigeants européens. Lundi 26 octobre, le président Turc a exigé des responsables européens, qu’ils cessent cette « campagne de haine envers les musulmans », dont Emmanuel Macron serait l’instigateur. Il a accusé l’Europe de faire subir aux pratiquants de l’Islam, le même sort qu’aux juifs de l’entre-deux guerres, évoquant ni plus ni moins qu’un « lynchage ». Des propos qui font suite à ceux du week-end précédent, après que le président turc a par deux fois conseillé au président français d’aller « faire des examens de santé mentale », après que ce dernier ait affiché son soutien à la liberté d’expression et liberté de caricaturer.

Des propos qui sont la queue de comète d’une longue série de tension géopolitiques d’abord, puis religieuses entre Paris et Ankara, et qui n’ont pas manqué de faire réagir. Tout d’abord en France, laquelle a rappelé son ambassadeur de Turquie puis a communiqué : « Les propos du président Erdogan sont inacceptables. L'outrance et la grossièreté ne sont pas une méthode. Nous exigeons d'Erdogan qu'il change le cours de sa politique car elle est dangereuse à tous points de vue. Nous n'entrons pas dans des polémiques inutiles et n'acceptons pas les insultes ». (AFP). Le premier ministre Italien Giuseppe Conte a également déclaré sa « Pleine solidarité avec le président Emmanuel Macron ». Le premier ministre néerlandais,...

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