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Complices des émeutes en banlieue : quel exemple pour les élèves !

CONTRIBUTION / OPINION. Alors qu’une partie de la Nupes continue de trouver des excuses à la violence qui s’est déchaînée cette semaine en France, notre lecteur accuse ces discours irresponsables qui sapent toute autorité auprès de la jeunesse des banlieues.

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J’entends un peu partout dire « il faut écouter les casseurs » ou « on peut comprendre les violences »… Eh bien non, justement, on ne le peut pas ! Car après d’autres faits, personne n’a appelé à la révolte, personne n’a tout cassé sur son passage alors que la souffrance était tout aussi poignante et légitime. Pensons à la petite Lola, mais aussi à Samuel Paty. Nul n’avait exhorté la foule à la violence, pourtant en réponse à une attaque clairement contre la France et nos valeurs de liberté. Mais surtout, plus récemment à Annecy où la douleur et l’émotion, largement aussi importantes et légitimes, de la population française n’ont pas été suivies d’actes de vandalisme en tous genres, de scènes de pillages, et d’images de chaos dans lequel notre pays est aujourd’hui plongé. Alors non, je ne peux pas être d’accord avec les voix qui s’élèvent ici ou là pour dire à demi-mot que l’on peut comprendre la violence dans les quartiers ! Ah bon ? Peut-on m'expliquer pourquoi mes élèves n’ont pas bien dormi ces dernières nuits, car cela brûle et pète de partout autour de chez eux à Neuilly-sur-Marne ? Pouvons-nous sincèrement concevoir que l’on s’en prenne à la médiathèque derrière l’école que je dirige ?

Soyons clairs et arrêtons ces doubles discours qui ne font que donner bonne conscience à ceux qui les prononcent et enflamment la situation en apportant une fausse raison aux casseurs, sur fond de culture de l’excuse. Inspirées par la peur, insufflées pour espérer le calme, ces paroles ont en réalité un effet désastreux à tous les niveaux depuis de longues années. Que dois-je dire à mes élèves qui prennent inévitablement fait et cause pour les fauteurs de troubles qu’ils voient, voire avec qui ils partagent l’espace commun quand ce n’est pas le foyer familial ? Quelle réponse apporter quand le...

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