opinionsGéopolitique

Future présidence de la Chambre des représentants américaine : quels enjeux pour la France ?

OPINION. Le 3 janvier prochain, les membres de la Chambre des représentants des États-Unis éliront leur speaker en séance plénière. Seule certitude pour la France : il sera Républicain.

/2022/12/CongresUS


Le sort du monde et de l’Europe — et donc l’avenir de la France — va être durablement impacté dans les mois qui viennent en raison de la situation nouvelle aux États-Unis. En dépit de leurs idées toutes faites, les Français découvrent en Ukraine que les États-Unis demeurent une gigantesque puissance militaire. Ils découvrent aussi leur dépendance économique à la Chine et énergétique à la Russie. Il réalisent leur propre faiblesse, la sottise inefficace de Bruxelles, et l’âpreté de la compétition avec la Chine, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis. Et que la Russie est plus que jamais notre ennemie en Afrique.

Aussi faudra-t-il scruter avec attention ce qui va se passer aux États-Unis durant les deux ans qui viennent. Vu son surmenage, l’état de sa santé et de sa vigueur mentale (il aura 82 ans en 2024), on voit mal Joe Biden réussir à être réélu, pas plus que l’inconsistante Kamala Harris. Mais on voit, désormais, presque aussi mal Donald Trump — empêtré dans des affaires judiciaires, et qui vient de connaître des résultats électoraux de médiocre à mauvais — se relancer vers la Maison-Blanche malgré sa forfanterie coutumière : son parti n’y tient pas et des hommes jeunes piaffent d’impatience. Tout le monde observe la course en tête de Ron DeSantis l’impeccable gouverneur de la Floride, mais on prête trop peu d’attention à l’élection, ce 3 janvier 2023, du nouveau président de la Chambre des représentants. Ce sera un républicain — car la Chambre basse est désormais, de peu, GOP (Grand Old Party, l’autre nom du parti Républicain). Mais lequel, et quelles seront les conséquences pour les États-Unis, le monde et donc pour nous ?

Car dès le 4 janvier, le contexte va changer : certes les Républicains n’ont qu’une courte avance de 8 sièges (221 contre 213) sur leurs rivaux...

Vous aimerez aussi