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Le rêve brisé de l’Union européenne

OPINION. En retraçant brièvement l’histoire de la construction européenne, notre contributeur explique comment, selon lui, le rêve de cette communauté de nations à laquelle beaucoup ont cru, s’est progressivement effondré.

Le rêve brisé de l’Union européenne

Avant que mes tempes deviennent grises, je ne cache pas avoir été comme beaucoup d’autres jeunes gens à cette époque, un doux rêveur qui vit en l’Union européenne un nouvel espace de solidarité, de solidité du vieux continent et d’espérance pour les générations à venir.

Le vice de forme résidait en fait dans l’objectif de l’union : là où je rêvais comme beaucoup d’un projet politique, il n’y avait en définitive qu’un grand marché à organiser des flux financiers, des marchandises, et des hommes, à faire circuler de manière plus fluide pour répondre aux attentes des commanditaires du grand marché mondial. C’est dans la question du « pourquoi l’Europe » que se trouvait la faille. Tout était flou dans les textes et les traités. En laissant toutes les interprétations possibles, on a superposé des traités en multicouches, traités obscurs parfois incompréhensibles et tous portant le dangereux sceau de la quasi-irréversibilité.

Seuls quelques vieux grognards avisés qui furent tournés en ridicule virent tous les vices cachés et les dénoncèrent lors du piteux traité de Maastricht en 1992. Ce qui devait arriver se produisit. Dans un tel flou et dans ce magma de complexité s’engouffrèrent des légions de technocrates venus au secours des politiques, qui sans le dire, se rendaient bien compte qu’ils accouchaient d’un monstre. Et l’étape suivante fut encore plus funeste : quand les intérêts supérieurs de marchés comprenant l’intérêt à en tirer, infiltrèrent l’organisation et fournirent lobbyistes, payés par les grandes multinationales, pour tenir le crayon et les claviers de ceux qui rédigeraient les réglementations en leur faveur, celles des multinationales souvent anglo-saxonnes, qui entendait pénétrer ce ventre mou sans tarder.

On alla même plus loin en acceptant avec les accords du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) que les normes draconiennes et autoritaires imposées...

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