Léon XIV face au grand défi civilisationnel
CONTRIBUTION / OPINION. La visite du pape Léon XIV en France au mois de septembre fut un succès. Ainsi que l'occasion pour le souverain pontife de déployer, avec subtilité, une pensée de la liberté dans un monde régi par la technique, estime notre contributeur.
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/10/SIPA_01302060_000033.jpeg)
Et si le succès du voyage de Léon XIV tenait à sa réponse au paradoxe de la modernité ?
La visite de Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre, a donné lieu à des scènes que l'on n'attendait plus dans un pays aussi sécularisé. Selon les estimations relayées par la presse, quelque 800 000 personnes ont assisté à la messe parisienne. Hors les JMJ de 1997, qui avaient attiré des jeunes du monde entier, aucune visite papale n'avait rassemblé autant de monde en France depuis 1980. S'y sont ajoutés les dizaines de milliers de jeunes du Stade de France et les fidèles de Lourdes et de Metz. Journalistes, intellectuels et responsables politiques ont largement salué cette visite, avec une bienveillance qui dépasse de loin les cercles catholiques, et cet écho a porté le message du pape bien au-delà des foules présentes.
La personnalité du pape, la curiosité suscitée par un nouveau pontificat et la mobilisation des communautés catholiques expliquent une partie de cet engouement. Mais une autre hypothèse mérite d'être examinée. Et si ce succès tenait aussi au contenu même de sa pensée ?
Elle part de l'homme. À l'UNESCO, le pape rappelle une évidence que la modernité a eu tendance à oublier. L'homme ne choisit ni de naître ni les circonstances de sa naissance. Il vient au monde dépendant, avant de pouvoir exercer sa liberté. Cette liberté ne procède donc pas d'une souveraineté absolue de l'individu, mais se développe à partir d'une condition reçue. Reconnaître cette condition, ses limites et ses obligations n'est pas renoncer à l'autonomie. C'est, au contraire, lui donner un fondement.
De là découle sa conception de la dignité humaine. À l'Élysée, Léon XIV la présente, avec la liberté religieuse, comme un acquis auquel le christianisme a contribué. Les Lumières l'avaient d'ailleurs reprise à leur compte....
:max_bytes(300000)/frontpop/2023/03/front-populaire-logo_3.png)
:max_bytes(300000)/frontpop/2023/03/front-populaire-logo_4.png)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/10/revue-presse-onfray-212.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/05/Capture%20d%E2%80%99e%CC%81cran%202026-05-20%20a%CC%80%2013.29.32_2.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2025/12/SIPA_01243553_000002.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2025/12/SIPA_sipahub60091476_000001.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2025/11/laicite-christianisme-france.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2025/11/SIPA_01236267_000001.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2025/10/sophie-bessis-judeo-chretien-europe-occident.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/09/revue-presse-onfray-211.jpeg)