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Réforme des retraites : le peuple d’en bas jugé par les gens d’en haut

OPINION. Le traitement médiatique de la réforme des retraites est, d’après notre lecteur, marqué par un certain mépris de classe venant de commentateurs déconnectés de la dure réalité du monde du travail.

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J’enrage depuis des années, surtout depuis les Gilets jaunes, en écoutant ces gens de plateaux télé, journalistes, hommes politiques, ou bavards en tous genres qui ont le mépris à la bouche quand ils évoquent les Français. Nous avons bien vu lors du Covid qui était essentiel et vital dans la société, qui faisait vivre la population et qui s’en occupait réellement : femmes de ménage, camionneurs, aides-soignantes, infirmières, manutentionnaires, médecins, enseignants… Et eux, là-bas, assis confortablement sur leurs sièges, bien payés, fréquentant des privilégiés ou plus riches qu’eux, bref une caste oligarchique toujours prête à éructer sa morgue, ses paroles imbéciles voire sa haine sur le peuple de France, ce peuple qui nourrit les « hommes gris » du système (comme le dit justement Pascal Praud, rare journaliste qui sauve l’honneur de sa profession, ou les jeunes journalistes de Front Populaire qui s’appuient sur des ouvrages réfléchis pour interroger leurs invités). Un système fondé sur nos impôts qui nous reviennent sous forme de miettes.

Car il faut qu’ils comprennent, ces gens qui inondent nos écrans, que l’État, c’est nous, le fruit de notre travail, et ce qu’il concède à redonner n’est pas le fruit de sa générosité, mais une générosité nourrie à l’aune de nos efforts quotidiens.

On nous ment en permanence alors que des spécialistes dans leur domaine publient des ouvrages qui démontrent la réalité et la vérité d’une situation : Covid, réchauffement climatique, énergie nucléaire, inflation, guerre en Ukraine, retraites… mais voilà, les bavards de plateaux déforment et donnent leurs avis qui désinforment et abrutissent une catégorie de personnes terrorisée et formant une « populace » comme le nomme Michel Onfray, populace qui a renoncé, agglutinée dans ce troupeau qu’on mène à l’abattoir, l’œil effrayé et soumis.

Et aujourd’hui, l’autre peuple s’est réveillé encore une fois, et il dit « non » à cette réforme inique,...

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